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23 mai 2019 10:53; Act: 23.05.2019 10:56 Print

Stéphane Henchoz: «La pression, on connaît»

par Florian Müller, Neuchâtel - Xamax devra passer par les barrages pour sauver sa place dans l'élite. Le défi n'effraye pas son coach.

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Stéphane Henchoz: «On a eu le couteau sous la gorge toute la saison, jamais un match où l'on pouvait souffler.» (Photo: Keystone)

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Stéphane Henchoz, face à Lugano mercredi soir, Xamax a mal débuté avant de bien se reprendre en seconde période. C'est aussi votre impression?

La première mi-temps était clairement décevante, mais après le retour des vestiaires on a su montrer une belle réaction. Les joueurs peuvent être contents: prendre un point face à une bonne équipe de Lugano, troisième du championnat de Suisse au coup d'envoi, ce n'est pas rien. En seconde période on a marqué, on a obtenu un penalty, on s'est créé des occasions. C'est ce qu'il faut retenir et là-dessus qu'il faut construire en vue du barrage.

Avant le match, vous croyiez encore au maintien direct?

On savait qu'il restait un infime espoir mathématique, mais on savait aussi qu'on n'avait plus notre destin entre nos mains. Nos adversaires ont fait le job en gagnant dans les autres matches, donc de ce point de vue-là, c'est moins décevant de ne pas avoir réussi à l'emporter.

Vous avez pris un coup derrière la tête avec la défaite à Sion la semaine passée (1-0 à la 93e) mais vos joueurs ont su se relever...

C'est vrai que cette défaite a fait extrêmement mal. D'autant plus dans ces circonstances-là, à savoir à dix secondes de la fin, alors qu'on méritait au moins un point. Un coup de massue dont il a fallu se relever, ce qui explique peut-être notre entame difficile mercredi soir face à Lugano. A la mi-temps, alors que l'on perdait 0-1, on a vu que Sion et St-Gall étaient en passe de s'imposer, et du coup on n'avait plus rien à perdre, ce qui a permis aux joueurs de se relâcher. C'est important, parce que perdre sur le fil à chaque fois comme lors des trois derniers matches, c'est usant.

C'est désormais irrémédiable, il faudra passer par les barrages pour vous sauver. Quel est le plan de bataille?

Il faut aborder ces derniers dix jours positivement, à l'image de notre deuxième mi-temps. Il faut recharger les batteries et rester confiant. On aurait signé pour ces barrages il y a deux mois de cela, il ne faut pas l'oublier. A partir de là, on s'est mis à rêver de plus, c'est clair: on croyait à la huitième place et au fait de partir en vacances dès samedi soir. Malheureusement, ce ne sera pas possible.

En barrages, il y aura cette fois bien plus à perdre

La pression des barrages, on l'a eue depuis le mois de février, lorsqu'on était dernier avec quatre points de retard sur Grasshopper. On est allé à GC en sachant que c'était le match de la dernière chance et on a gagné là-bas. On a eu le couteau sous la gorge toute la saison, jamais un match où l'on pouvait souffler, donc la pression, on connaît.

Entre Aarau et Lausanne comme adversaire, vous avez une préférence?

C'est égal. Ce sont deux très bonnes équipes, on attend de voir qui se présentera face à nous.

Raphaël Nuzzolo a manqué son troisième penalty consécutif mercredi soir, alors qu'il n'en avait jamais raté un seul de sa carrière. Si Xamax devait obtenir un penalty en barrage, c'est lui qui le tirerait?

Je ne peux pas vous répondre, c'est un point dont on doit discuter entre quatre yeux.

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(nxp)