Football

14 mai 2019 06:15; Act: 14.05.2019 06:15 Print

«On a un gros manque de concurrence en Suisse»

par Oliver Dufour - Sacré en deuxième division anglaise et promu en Premier League avec Norwich City, Timm Klose a vécu une saison à la fois grisante et frustrante.

storybild

Le défenseur bâlois (à droite) aimerait beaucoup évoluer à nouveau en Premier League avec Norwich City. (Photo: AFP/Adrian Dennis)

Sur ce sujet
Une faute?

Le défenseur international, 31 ans depuis jeudi dernier, a contribué au titre en Championship avec les Canaries. Une joie très légèrement ternie par un pépin physique qui ne lui a pas permis de jouer autant qu’il l’espérait.

Comment avez-vous vécu cette aventure avec Norwich?
Forcément très bien. C’était notre but de retrouver l’élite et nous avons pu le faire en gagnant le championnat.

Et le fait de beaucoup moins jouer depuis janvier avec cette blessure au genou?
Ma saison était plutôt bonne. Mais c’est rageant d’avoir dû subir ça. J’aurais aimé jouer un peu plus. J’étais sur une belle lancée jusque-là. La bonne nouvelle, c’est que j’étais désigné premier choix de l’entraîneur (ndlr: l’Allemand Daniel Farke). J’espère que tout ira mieux après la pause.

Parlez-nous un peu du groupe dont vous avez fait partie...
Il y avait vraiment une excellente ambiance et un bon niveau de jeu. Et le fait qu’avec le coach et plusieurs joueurs il y avait un petit clan d’Allemands (ndlr: Klose est double national) au sein de l’équipe a aussi apporté un petit truc en plus.

Les Canaries vont jouer en Premier League. Avec vous?
C’est le choix que je privilégierais. C’est la meilleure ligue du monde et ça serait génial d’y retourner (ndlr: il y avait disputé une dizaine de matches avec Norwich en 2016, année de la relégation en Championship). Mais plusieurs autres portes sont aussi ouvertes et je vais m’accorder le temps de prendre la meilleure décision.

L’équipe de Norwich City est-elle bien armée pour l’élite?
Elle est en tout cas apte à la Premier League. Le souci du football c’est que tout est régi par l’argent et il en faudra pour se renforcer. Le club va en recevoir, mais le tout est de bien savoir l’utiliser. Pas comme Fulham (ndlr: relégué), qui l’a dilapidé pour acheter des joueurs qui n’ont pas fait la différence.

Quatre clubs anglais vont disputer les finales des deux principales coupes européennes. Surpris?
Pas vraiment, non. Le championnat anglais domine actuellement tous les autres. Les clubs ont de l'argent et paient bien, on y trouve les meilleurs joueurs et les résultats suivent, c'est logique. On a souvent dit que l'Espagne était au premier rang des championnats du monde. Mais la Premier League a peu a peu passé devant.

Pour vous-même, que représentent la Champions League et l'Europa League?
Un rêve, forcément. Tout footballeur veut pouvoir jouer au plus haut niveau. J'avais eu l'occasion de vivre les deux compétitions lorsque j'étais à Wolfsburg. Retrouver la C1 est certainement utopique avec Norwich, mais l'Europa League reste accessible, notamment grâce à la Coupe.

Et quel regard portez-vous sur le championnat de Suisse, à l'heure actuelle?
On a un gros manque de concurrence. Et les clubs ne sont plus prêts à investir autant qu'avant. A part Young Boys et Bâle... On n'a personne derrière. En plus les deux clubs zurichois sont potentiellement relégués. C'est un vrai scandale! Il s'agit de la ville la plus importante de Suisse et c'est un merdier total. Désolé, je m'emporte un peu mais je trouve ça vraiment déplorable. Mais je vois bien le FC Bâle retrouver petit à petit un peu de sa superbe. Ils font du bon travail.

Football