Equipe de suisse

06 juin 2011 09:40; Act: 06.06.2011 10:15 Print

Un Frei peut en cacher un autre

Stefan Frei, un lointain cousin d'Alexander Frei, qui vient d'annoncer sa retraite internationale, pourrait bien reprendre le flambeau. Comme Alex, Stefan joue au foot mais sur le continent américain.

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Stefan Frei, le lointain cousin d'Alexander Frei, joue au Toronto FC, au Canada. (Photo: Keystone)

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Alexander Frei a pris sa retraite internationale il y a peu. Son lointain parent Stefan Frei (25 ans), qui brille en Major League Soccer sous les couleurs du Toronto FC, reprendrait volontiers le flambeau familial en équipe de Suisse. Mais la sélection des Etats-Unis lorgne aussi sur le portier st-gallois...

«Alex fait partie de ma famille du côté paternel. Je crois qu'il est mon arrière arrière petit cousin», indique celui qui a furtivement porté le maillot à croix blanche aux côtés de Tranquillo Barnetta et de Reto Ziegler chez les M15. Si la hiérarchie des portiers helvétiques semble figée - Diego Benaglio est un indiscutable No 1, tandis que Marco Wölfli est indéboulonnable dans son rôle de doublure -, Ottmar Hitzfeld avait déjà évoqué une fois le cas du portier de Toronto. C'était lors de l'été 2010. Frei avait pour sa part été contacté pour intégrer la sélection des Etats-Unis, mais il avait alors souhaité se donner le temps de la réflexion.

«Un honneur spécial»

«A la fin de ma première année parmi les professionnels, la Fédération américaine m'a envoyé une invitation pour le camp d'entraînement avant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud», avoue-t-il. «J'ai réfléchi très longtemps, avant de décider finalement de réserver mon choix. C'est un honneur très spécial de jouer pour ton pays, donc je veux être sûr de faire la chose juste», a indiqué le gardien à avoir jusqu'ici fait le plus d'arrêts en MLS cette saison (51 parades).

L'éloignement, le décalage horaire et la manque d'exposition en Europe de son Championnat risquent toutefois de ne pas lui permettre de se signaler aux yeux des «scouts» de l'équipe suisse. «Je suis convaincu que les gens croient que la Major League Soccer n'est pas d'un bon niveau, sans rien savoir du jeu pratiqué ici. Mais la MLS est certainement une des meilleures Ligues du monde ! A mon avis, évaluer les joueurs selon le Championnat dans lequel ils jouent n'a pas de sens. Je pense que c'est une honte si l'équipe de Suisse n'était pas une option pour moi juste parce que j'évolue en Amérique du Nord», lâche-t-il.

Son style de cursus correspond aux parcours des jeunes hockeyeurs helvétiques, partis batailler dans les Ligues mineures nord-américaines afin de tenter de percer par la suite en NHL . Stefan Frei, arrivé en Californie avec sa famille il y a dix ans, est heureux de ce choix de vie. «C'est vrai, ma trajectoire n'est pas commune. Mais grâce à mon cursus, j'ai pu vivre beaucoup d'expériences que je n'aurais pas connues en Suisse. Le système américain combine les études et le sport, ce qui donne la possibilité de bien faire les deux. Tout athlète souhaite faire une longue et fructueuse carrière, mais vous ne savez jamais si une blessure va mettre fin à tout cela. Il est donc important de s'assurer une bonne éducation. Ici, c'est possible», se réjouit l'ancien étudiant de l'Université de Californie.

Fan d'Oliver Kahn

Son contrat actuel n'est pas mirobolant (il gagne 100'000 dollars, environ 83'000 francs suisses, par saison de salaire de base, contre par exemple 150'000 à Alain Rochat, 280'000 pour Davide Chiumiento ou encore... 660'000 pour Eric Hassli, au sein des Vancouver Whitecaps) et le gardien se verrait bien revenir un jour continuer sa carrière sur le Vieux-Continent. Ce fan avoué d'Oliver Kahn espère pouvoir évoluer en Allemagne. «Depuis que je suis tout petit, je rêve de jouer pour le Bayern Munich. Je sais que cela peut paraître fou, mais avoir de tels objectifs permet de devenir meilleur et de rester motivé jour après jour. J'adore regarder des matches de Bundesliga, ce serait donc très spécial pour moi de pouvoir y jouer un jour», sourit-il.

A Toronto, il connaît un début de saison en dents de scie. La franchise de la «Ville Reine» n'a plus gagné depuis le 7 mai et un succès 2-1 contre le Dynamo de Houston. Dans la nuit de samedi à dimanche, Stefan Frei et sa troupe ont tenu en échec le Sporting de Kansas City (0-0). Ils pointent actuellement à la septième place de la Conférence Est de Major League Soccer, avec treize unités au compteur en quatorze rencontres. Pour avoir le droit de participer aux play-off de fin de saison, l'équipe ontarienne coachée par Aaron Winter (en-Ajax et Inter notamment) doit faire partie des trois meilleures formations de sa Conférence ou des quatre meilleures suivantes du classement général de MLS afin de disputer un barrage qualificatif pour les demi-finales.

(ats/ats)