Football - Equipe nationale

25 mars 2011 11:48; Act: 25.03.2011 14:44 Print

Un combat acharné en perspective

par Marc Fragnière, Sofia - Alex Frei n'a pas fait de mystère à la veille d'affronter la Bulgarie, dans le groupe G des qualifications de l'Euro 2012. Le capitaine de l'équipe nationale s'attend à un combat dur et acharné, mais fair-play.

storybild

Alex Frei s'est montré confiant, ce vendredi matin à l'interview. (Photo: Keystone/EPA)

Sur ce sujet
Une faute?

Avec trois points en trois matches, la Bulgarie et la Suisse n'ont d'autre choix que de s'imposer samedi soir, si elles entendent continuer de rêver à une éventuelle participation aux joutes européennes prévues en Pologne et Ukraine l'été 2012.

«Les deux équipes savent pertinemment que si elles ne gagnent pas, la qualification deviendrait impossible», a laconiquement lâché Alex Frei lors d'un point presse organisé dans l'hôtel cossu de Sofia qui sert de résidence aux cadres de la «Nati».

Un vécu qui parle en faveur de la Suisse

L'attaquant du FC Bâle n'a cependant pas semblé spécialement perturbé par l'enjeu que revêt le match entre deux des formations mal loties de la poule B. «On entrera sur le terrain avec confiance et dans une attitude conquérante. En 10 ans avec l'équipe nationale, j'ai déjà vécu plusieurs de ces matches charnières. C'est le genre de rencontres qui peuvent vous façonner un groupe, créer une dynamique. Elles permettent à certains joueurs de sortir de l'ombre», a-t-il dit en rappelant les heureux épilogues irlandais, lettons et grecs qui ont parsemé le parcours récent de la «Nati»

Sous ses airs détendus et relâchés, le capitaine de la sélection helvétique a toutefois admis qu'il serait un peu nerveux à l'heure d'entrer sur la pelouse du Stade Vasil Levski, samedi en début de soirée. «Mais l'équipe - surtout les jeunes - ne doit pas le ressentir. Toutefois, tout le monde est apte à prendre ses responsabilités. Il y a peu de très jeunes éléments inexpérimentés dans le groupe. Presque tous les joueurs sont mûrs et habitués aux grands événements», a-t-il dit.

Alex Frei a fait part de ces certitudes concernant l'état d'esprit qui a animé le bloc helvétique durant toute la semaine: «Je ne veux pas dire qu'habituellement, on n'est pas concentrés. Mais il est vrai que j'ai ressenti une application toute particulière depuis mardi. Tout le monde a conscience de l'enjeu de cette partie. On sait qu'on est dos au mur. Maintenant, il s'agira de parvenir à convertir cet état d'esprit sur le terrain», a prévenu le routinier avant d'insister sur l'importance des balles arrêtées: «On en aura peut-être peu. Mais si on en a 4-5, il faudra impérativement en mettre au fond. Celui qui se sentira bien tirera. Mais si personne ne se décide, eh bien je prendrai mes responsabilités», a-t-il affirmé

Une équation simple

Valon Behrami a abondé en le sens de son capitaine: «Bien sûr que tout le monde sait de quoi il en retourne. Il y a une grosse pression autour de ce match. Mais d'autres personnes subissent bien plus de pression tous les jours, en devant s'arranger pour trouver de quoi nourrir leur famille. On n'en est pas là.»

Persuadé que la Suisse n'est pas enterrée, le demi de la Fiorentina a résumé la situation, sourire aux lèvres: «On a le choix entre gagner ici, ou aller s'imposer à Wembley, alors ce serait bien de commencer par remporter le match de samedi».