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16 septembre 2019 09:09; Act: 16.09.2019 09:17 Print

Une douzaine de chefs ultras de la Juve arrêtés

La police italienne a procédé lundi à des descentes pour appréhender des meneurs parmi les supporters de l'équipe de Serie A.

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Certains fans durs de la formation turinoise seraient impliqués dans des faits de violence et d'extorsion. (Photo: Matteo Ciambelli)

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Une douzaine de chefs «ultras» de la Juventus ont été arrêtés lundi matin dans le cadre d'une vaste enquête sur des faits de violence et d'extorsion liés à la vente de billets pour les matches du club turinois, rapportent les médias italiens.

Selon le quotidien «La Repubblica», une quarantaine de perquisitions étaient en cours lundi matin dans plusieurs villes italiennes dans le cadre de cette opération baptisée Last Banner (Dernière Banderole).

Une douzaine de responsables des groupes organisés de tifosi de la Juventus ont été arrêtés, parmi lesquels les chefs des groupes «Drughi», «Tradizione-Antichi valori», «Viking», «Nucleo 1985» ou «Quelli... di via Filadelfia».

Dino Mocciola, le chef des Drughi, le principal groupe ultra du club piémontais, fait partie des personnes arrêtées.

Selon le quotidien sportif «Gazzetta dello Sport», les personnes arrêtées seraient soupçonnées d'«association de délinquants, extorsion aggravée, blanchiment et violences».

Système de chantage

Selon les procureures Chiara Maina et Patrizia Caputo, en charge de l'enquête, les différents chefs de groupe auraient mis en place un système de menaces et de chantage envers des responsables de la billetterie pour essayer de continuer à avoir des tickets à prix favorable qu'ils auraient ensuite revendus.

La Juventus avait mis fin en 2017 à la distribution aux groupes ultras de blocs de billets à revendre.

L'enquête a débuté il y a un an après une signalisation du club à propos du chantage exercé par ses ultras. Ceux-ci auraient notamment menacé de lancer des cris et chants racistes lors des matches, mettant le club sous la menace de sanctions sportives et financières.

Selon les médias italiens, cette enquête est liée à une précédente affaire qui avait mis en évidence l'infiltration des tribunes du Juventus Stadium par des individus proches de la N'drangheta, la puissante mafia calabraise.

(afp)