Super League

04 février 2011 09:21; Act: 04.02.2011 09:30 Print

Xamax misera sur la solidité

Dans un championnat de Suisse qu'il considère scindé en deux groupes, Didier Ollé-Nicolle ne va pas tenter le diable avec Neuchâtel Xamax.

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La lutte contre la relégation sera «compliquée», selon Didier Ollé-Nicolle. (Photo: Keystone)

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Il ne faut pas attendre un Xamax flamboyant, dimanche contre le FC Sion. Ni du reste au cours de toute la deuxième phase du championnat. «Cet automne, nous avons obtenu des résultats en jouant de manière très disciplinée collectivement et tactiquement, analyse Ollé-Nicolle. Mes joueurs n'ont pas le profil pour exercer une emprise sur le jeu. Notre force n'est pas l'attaque placée, nous n'avons ni la maîtrise technique ni l'expérience pour le faire.»

Si l'entraîneur français opte plutôt pour la défense, c'est aussi par la force des choses. «La Super League est un championnat à deux vitesses où chaque équipe se retrouve très vite à sa juste place. Les joueurs des cinq formations de tête peuvent s'appuyer sur une expérience qui fait défaut à ceux militant dans les cinq clubs de bas de classement. Notamment parce qu'ils sont souvent internationaux. A Xamax, l'effectif est jeune en âge et en expérience, ce qui implique de devoir jouer selon certaines vertus.»

Dans une lutte contre la relégation qu'il prévoit «très serrée et compliquée», Didier Ollé-Nicolle veut croire que son équipe saura «réaliser des coups» en faisant appel à des qualités de batailleuse, de besogneuse et de travailleuse.

Le Français se réjouit des arrivées en provenance de Bâle de Federico Almerares - qui partira titulaire contre Sion - et de Sander Keller qui, malgré seulement 275 minutes de jeu avec Utrecht cette saison, doit apporter plus de solidité à des Neuchâtelois qui ont «pris trop de buts» jusque-là.

L'ancien entraîneur de Nice n'est pas avare en compliments quand il évoque la préparation de ses joueurs durant l'hiver. «J'ai senti le groupe extrêmement studieux et concentré, malgré une charge de travail très importante. J'ai parfois dû travailler à la limite de l'agression car je voulais que mes joueurs sortent leurs tripes et attrapent la rage. C'est un déficit global de compétitivité qui nous a posé le plus de problèmes au 1er tour.»

(ats)