Hockey - Amérique du Nord

14 janvier 2019 21:45; Act: 14.01.2019 21:45 Print

«Avec Timo, nous nous partageons les tâches»

par Emmanuel Favre - Vincent Praplan, qui évolue en AHL dans le club école des San Jose Sharks, vit en collocation avec Timo Meier. Le but du Sierrois n’a pas changé: il aspire à patiner dans la même ligue de son pote appenzellois.

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Le Valaisan ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. (Photo: Keystone/Patrick B. Kraemer)

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Vincent, vivre en Californie en hiver, on imagine que c’est plutôt agréable, non?

(Rires) Oui, merci, je ne m’en plains pas. Là, je sors de l’entraînement, je vais manger sur une terrasse et je passerai l’après-midi sur un terrain de golf. Je crois qu’il y a de pires programmes et que le ciel est un peu moins gris que celui auquel j’étais habitué à Zurich pendant de nombreuses années.

Il n’empêche que vous avez changé de vie. Même pas un coup de blues de temps en temps?

Non! Il faut dire que je vis en collocation avec Timo Meier, qui joue pour les Sharks. Quand on débarque dans un nouvel environnement, c’est très précieux de côtoyer quelqu’un qui a la même culture et qui parle la même langue.

Le français?

Non, le Suisse allemand! Je l’ai pratiqué tellement longtemps lorsque je jouais à Kloten que je suis devenu bilingue. En fait, ces dernières années, j’ai bien plus parlé le «schwyterdütsch» que le français.

Comment se passe la cohabitation avec Timo Meier?

Elle est parfaite. Il voyage plus que moi mais, quand il est présent, nous nous partageons les tâches. A tour de rôles, nous faisons les courses. Et celui qui ne cuisine pas doit se charger de la vaisselle.

Et quid du hockey? Vous aviez traversé l’Atlantique avec le secret espoir d’être rappelé par les Sharks en NHL. Mais, à mi-championnat, vous êtes toujours cantonné dans le club école en AHL, le Barracuda...

Il est difficile de savoir ce qu’il va se passer lorsqu’on s’engage avec une nouvelle organisation. Depuis deux mois, les Sharks sont éclatants et reposent sur l’une des meilleures attaques de la NHL. De surcroît, ils n’ont pas de blessé à déplorer. Ils n’ont donc pas besoin de venir chercher de l’aide dans leur filiale d’AHL.

Votre entame de saison a été poussive, vrai?

Oui. J’ai eu besoin d’un petit moment pour m’adapter au jeu pratiqué ici.

Quelle est la différence avec celui que vous développiez en Suisse?

En Amérique du Nord, les coaches ne sont pas des adeptes du jeu de possession. Dès qu’on a le puck, on doit s’en débarrasser, soit pour créer du jeu, soit pour le mettre au fond du territoire. J’ai donc dû réapprendre à jouer de manière plus simple.

Vos récentes statistiques tendent à la démontrer: vous semblez être dominant depuis les Fêtes de fin d’année 2018. On se trompe?

Je crois effectivement que j’ai intégré les directives de mes coaches et que j’ai accompli des progrès. Tant mieux, c’est le fun.

Vous voyagez beaucoup. En avez-vous marre des autobus?

Absolument pas car nous sommes des privilégiés dans cette ligue: à l’exception de deux déplacements, nous effectuons tous nos transferts en avion. Bon, ce n’est pas comme en NHL, nous n’avons pas des jets privés, nous embarquons sur des vols réguliers. J’aime bien, j’ai l’impression de partir chaque fois à l’aventure.

Depuis quelques semaines, votre nom circule sur le marché de notre National League pour la saison prochaine. A juste titre?

Il est bien trop tôt pour le dire. Mon objectif n’a pas changé d’un iota: j’aspire à pouvoir patiner en NHL. Je me donne jusqu’à la fin de l’exercice actuel pour estimer mes chances de pouvoir concrétiser ce projet dans l’organisation des Sharks ou au sein d’une autre équipe.


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