Hockey sur glace

20 février 2019 22:29; Act: 20.02.2019 22:33 Print

«Tu n'aurais pas de job si tu n'étais pas suisse!»

Anton Rödin (HC Davos) et Thomas Rüfenacht (CP Berne) en sont venus aux mains mardi soir sur la glace dans les Grisons. Leur discussion fleurie n'est ensuite pas passée inaperçue.

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Les poings puis les insultes. Rödin (à gauche) et Rüfenacht avaient besoin de se défouler. (Photo: Keystone)

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Solide leader de National League, le CP Berne est allé cueillir une 29e victoire de la saison en championnat, mardi soir à Davos (3-4). Si la rencontre déséquilibrée entre la première équipe du pays et la pénultième du classement n'avait pas un très grand intérêt sportif, à part pour des Ours désireux de conserver jusqu'au bout la tête, elle n'a pour autant pas été vide d'émotions.

C'est ce qu'ont démontré les Nos 81 de chaque équipe, Anton Rödin pour le HCD et Thomas Rüfenacht pour le SCB. Lors d'une phase de jeu au cours de laquelle ils sont entrés en contact, les deux attaquants se sont empoignés et ont fini par écoper de pénalités multiples pour leur comportement indigne. Mais les choses n'en sont pas restées là. Une fois sur le banc, les deux protagonistes ont continué à sa bagarrer. Mais de façon verbale.

«Va te faire f...! Ne me fais plus jamais ça, mec!, s'est emporté Rödin. Sinon je te découpe en morceaux! Espèce de sac à m..., c'est tellement lâche!», a plusieurs fois répété le Suédois, furieux d'avoir selon lui été dangereusement agressé par Rüfenacht. Ce dernier a riposté: «Ne me touche pas! Tu m'as fait un cross-check dans le dos, mauviette! Et ensuite tu plonges!» Sur les images partagées par MySports, c'est Rödin qui a eu le dernier mot. «Toi tu n'aurais même pas de job si tu n'étais pas suisse. Va te faire f...!», a inlassablement répété le Scandinave.

Après la partie, Thomas Rüfenacht a été interrogé à propos de l'incident par la chaîne. Le Bernois a expliqué qu'il avait reçu un cross-check et qu'il avait riposté en accrochant la jambe de son adversaire. «Il s'est laissé tomber un peu facilement et ensuite il s'est très rapidement relevé, donc j'en ai déduit qu'il n'avait pas eu très mal. Après j'ai voulu me battre, mais lui n'a pas voulu et on s'est retrouvés sur le banc. Et voilà... Les gens ont toujours une grande gueule sur le banc.»

Comme quoi il n'est pas toujours nécessaire d'attendre le début des play-off pour voir décoller les émotions des joueurs.

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(Sport-Center)