Hockey sur glace

06 février 2019 17:46; Act: 06.02.2019 17:46 Print

Le globe-trotter Saikkonen veut apprivoiser la Suisse

par Oliver Dufour - Le gardien suisso-finlandais de 26 ans a fait la tournée des clubs dans sa carrière. Désormais à Bienne, il rêve de stabilité.

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Dennis Saikkonen est à son aise dans le Seeland. (Photo: Keystone/Anthony Anex)

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Quel est le point commun entre le CP Berne, le CP Lyss, le Brampton Battalion (Can), le HC Sierre, les GCK Lions, le HC Thurgovie, le HC Saint-Imier-Sonceboz, le JYP (Fin), le HC Ambri-Piotta, le HC Fribourg-­Gottéron, l'EHC Kloten, l'IPK (Fin) et le HC Bienne? Dennis Saikkonen, bien sûr! Dans sa carrière, le gardien formé chez les Ours de la capitale s’est mué en parfait petit routard. «Tous ces clubs m’ont apporté énormément d’expérience, apprécie le portier. Le marché est comme il est, il n’y a pas beaucoup de places et il faut se battre. Ça m’a permis de découvrir des différences culturelles, des styles et des techniques variés. Mais à mon âge, c’est vrai, j’aimerais voir à plus long terme.»

De la stabilité, Saikkonen espère en trouver à Bienne, où il a posé sa mitaine jusqu’au terme de la saison, pour pallier l’absence du blessé d’Elien Paupe. Et pourquoi pas plus encore? «S’il y a une chance, je veux la prendre. Mon but est de jouer au plus haut niveau en Europe. Et en Suisse par-dessus tout!» Jonas Hiller, l’indéboulonnable titulaire dans le Seeland, traverse une phase plus difficile et compte déjà 36 printemps. Qui sait ce que l'avenir lui réserve?

Mais l’ultime rempart devra d’abord développer son jeu, lui qui a le plus souvent été remplaçant en National League, peinant à s'imposer comme un véritable No 1. «Il n’a pas encore franchi ce palier supplémentaire», observe Sébastien Beaulieu, coach des gardiens à Genève-Servette, où Saikkonen s’était maintenu en forme l’an dernier. «Il est incroyable, ajoute le technicien. Il est toujours positif, sourit en permanence et a une mentalité de sportif presque parfaite. C'est quelqu'un d'attachant qui fait généralement l'unanimité dans le vestiaire. Mais son style «finlandais» ne fonctionne pas en Suisse. C’est quelque chose de très systématique, basé sur des glissades et une pression sur le puck. Un peu comme celui de Pekka Rinne (ndlr: gardien des Nashville Predators, en NHL). En Finlande, il y a très peu de tirs, le jeu est plus fermé. Ici, c’est bien plus offensif. On a travaillé pour ­modifier son jeu, l’agilité de ses mains, sa patience... S’il s’adapte, il a ses chances. C’est un long processus, mais heureusement, Dennis allie curiosité et flexibilité.»

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