Hockey - Play-off de LNB

22 février 2011 09:07; Act: 22.02.2011 09:22 Print

Mardi soir, Mona livrera une double bataille

par Grégory Beaud, Lausanne - Le gardien tessinois du LHC a déjà annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de cette saison. En Ajoie, il pourrait donc faire ses adieux au sport professionnel.

storybild

Le portier est au crépuscule de sa carrière. Il pourrait arrêter dès mardi soir. (Photo: Keystone)

Une faute?

Gianluca Mona, cette sixième rencontre de quart de finale en Ajoie pourrait être la dernière de votre carrière. Etes-vous particulièrement anxieux?

Non, pas vraiment. Je mentirais si je disais que je n’y pense pas. C’est quelque chose qui trotte dans ma tête.

Dans quel état d’esprit abor¬dez-vous ce match décisif?

Je vais profiter! Comme ma carrière touche à son terme, je vais tâcher de prendre un maximum de plaisir sur la glace. Mais l’important sera surtout de faire gagner l’équipe.

On peut dire que vous défiez deux adversaires: Ajoie et la retraite. Lequel est le plus coriace?

(Rires) Si l’on regarde le score, c’est tout de même Ajoie. Mais eux, je sais qu’il est encore possible de les battre, contrairement à la retraite. Ce second adversaire me battra tôt ou tard. Espérons que ce sera tard.

Pensez-vous que le LHC est encore capable de venir à bout des Ajoulots?

Bien sûr! Nous n’avons encore jamais perdu si là-bas. Nous sommes en mesure de forcer un septième match décisif. Et là, tout pourrait redevenir possible.

Durant cette série, l’équipe jouant à domicile a toujours perdu. C’est un scénario inédit.

De toute ma carrière, je n’ai jamais vu un tel enchaînement de défaites à domicile.

Comment l’expliquer?
La réponse simple pourrait être la pression. En jouant devant nos fans à Malley, on veut trop bien faire; à l’extérieur, on joue plus libérés.

A vous écouter, vous n’avez pas l’air d’y croire.
Nous avons joué 23 matches à Malley durant cette saison, nous savons donc à quoi nous attendre. Il faut donner du crédit à Ajoie, qui fait une bonne série et qui va prendre des coups là où ça fait mal.