Hockey sur glace

21 mai 2019 18:35; Act: 21.05.2019 18:35 Print

McSorley: «Bozon devrait avoir une autre chance»

par Oliver Dufour - Ex-sélectionneur de la Grande-Bretagne, le directeur sportif de Genève-Servette a vécu un moment particulier avec la relégation de la France dirigée par son ami, lundi.

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Ancien sélectionneur du team GB et ami et ex-coach de Philippe Bozon, Chris McSorley a vécu une drôle de soirée. (Photo: Eric Lafargue)

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S'il y a bien un homme qui se sentait directement concerné par l'incroyable match du championnat du monde de hockey sur glace entre la France et la Grande-Bretagne, lundi soir à Bratislava, c'est Chris McSorley. L'ex-coach du Genève-Servette HC, devenu directeur sportif du club «grenat», avait en effet tenu le poste de sélectionneur de l'équipe britannique entre 2000 et 2004. Il a également coaché ou travaillé au GSHC avec plusieurs membres de la sélection tricolore, comme ses joueurs actuels Tim Bozon et Eliot Berthon, mais aussi le sélectionneur Philippe Bozon, son assistant Yorick Treille ou le responsable du matériel, Aurélien «Jimmy» Omer.

Chris, avez-vous eu l'occasion de regarder ce match dingue qui a vu les Britanniques se maintenir dans le Groupe mondial après avoir été menés 3-0 par la France, finalement reléguée en Division I à leur place? Et comment avez-vous vécu la situation?
J'ai eu la chance d'en voir la majeure partie, oui. Je me sens à la fois triste et fier de ce résultat. Triste de voir la France redescendre à l'échelon inférieur, parce que Philippe Bozon est un ami, et pour les joueurs que je connais. Mais il doit toujours y avoir un perdant.

Ça doit être terrible pour coach Bozon, qui a relevé le plus gros défi de sa jeune carrière de coach. Que lui donneriez-vous comme conseil pour rebondir après ce choc, s'il vous le demandait?
Je n'en aurais qu'un: montrer son leadership à l'équipe, qui en a besoin en ce moment. La France a d'excellent joueurs à travers le monde et il faudra qu'il parvienne à rassembler les troupes en vue du Mondial 2020 en Roumanie. C'est un excellent coach et on devrait lui donner la chance de continuer. La Fédération française a de la chance de l'avoir. Malheureusement il n'a pas eu les «bons chevaux sous le capot». L'équipe n'était pas aussi bonne que lors d'années précédentes.

Et pour les Britanniques, que vous avez dirigé durant quatre ans?
Ça me touche beaucoup et, comme je l'ai dit, ça me rend heureux et extrêmement fier. J'ai continué à suivre l'évolution de cette équipe de loin et son état d'esprit, sa volonté de ne jamais abandonner, sont remarquables. C'est déjà très difficile d'être promu dans le Groupe mondial, mais s'y maintenir est un exploit encore plus grand. Lorsque j'étais à la tête du Team GB, nous étions encore très loin d'être une équipe de ce niveau. Je tire mon chapeau à la Fédération britannique pour le travail accompli. J'espère que ça va catapulter en avant le programme britannique. Il est devenu très développé et respecté. Les Britanniques font partie de l'élite et j'espère qu'ils savourent ce moment..

D'après les images qu'on a pu voir après la fin du match, ça a l'air d'être le cas...
Je n'en doute pas. Les types doivent encore être ivres dans les rues!

Un dernier mot sur la Suisse, qui a été battue en poule par les trois plus grandes nations qu'elle a affrontées avant de disputer jeudi son quart de finale?
Elle bénéficie aussi malgré tout d'une structure très sérieuse. C'est une grosse machine extrêmement bien huilée et bien dirigée. Les joueurs suisses sont de classe mondiale et ils sont ambitieux. Ils vont vraiment tout faire pour venir battre leurs prochains adversaires.

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