Hockey

12 novembre 2015 10:38; Act: 21.11.2015 13:24 Print

Petr Malkov forcé de quitter la Suisse

Après avoir quitté le pays deux ans, afin d'entraîner en Russie, l'Ukrainien de 55 ans a perdu tous ses droits. Son permis ne sera pas renouvelé.

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Voilà 25 ans que l'ancien joueur, désormais entraîneur, se trouve en Suisse. Une histoire d'amour qui va prendre fin abruptement. (Photo: Keystone/Jean-christophe Bott)

Une faute?

Petr Malkov est une légende à Ambri-Piotta, son club de coeur. Il y a joué, entraîné, et s'est occupé de la formation. Né en Union soviétique il y a 55 ans, il est devenu citoyen ukrainien à la chute de l'URSS au début des années 1990, tout en restant en Suisse. Employé par le club tessinois, il apportait sa science du hockey à un canton qui en est fou. Il a également officié du côté de Fribourg comme assistant en 2004.

Mais voilà, de 2008 à 2010, Petr Malkov est parti entraîner en Russie, au Torpedo Nizhny Novgorod. Ce séjour risque de lui coûter très cher. Désormais résident suisse, l'Ukrainien n'a plus de travail dans notre pays depuis janvier dernier. Il s'occupe des juniors du HC Valle Verzasca, au Tessin, mais ce club n'est pas professionnel. Alors, l'Office des Migrations s'est penché sur son cas, comme le révèlent nos confrères de Ticino Online. Le verdict? pas de renouvellement du permis B. En clair, la Suisse, c'est fini.

«Je comprends bien la situation. Elle me peine, parce que je me sens bien ici, j'aime le Tessin. Je suis chez moi ici depuis 1991, avec une légère interruption. Ma foi, on ne peut pas lutter contre les institutions!» soupire l'Ukrainien, qui a fait recours. «Mais là, je ne peux plus attendre. L'unique solution qui me restait, c'était d'intégrer l'Académie internationale du sport, en tant qu'enseignant. Ambri-Piotta va en faire partie, mais le problème, c'est que nous parlons d'un projet pas encore réalisé. Normalement, cette académie va ouvrir en 2018. Et à Berne, on ne peut pas accepter une promesse d'embauche pour dans trois ans», continue Petr Malkov.

La suite? «J'ai des amis en KHL, il y aura des opportunités intéressantes pour moi. Je ne me fais pas de souci pour l'avenir, mais je suis peiné de quitter ce pays que j'aime», conclut-il, toujours en répondant aux questions de Ticino Online.

(20 minutes)