Hockey - Slovakia Cup

13 février 2011 09:36; Act: 13.02.2011 09:40 Print

Pour la Suisse, un but c'est encore de l'or

Pour son dernier rendez-vous avant la phase préparatoire du championnat du monde, l'équipe de Suisse a livré une bonne copie lors de la Slovakia Cup à Bratislava.

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Paolo Duca (en blanc) face à la Biélorussie vendredi. (Photo: AFP)

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L'équipe de Suisse a battu la Biélorussie (3-1) et s'est inclinée (2-0) contre une redoutable Slovaquie samedi en finale.

A quelques semaines de l'organisation de son Mondial, la Slovaquie alignait à Bratislava ses meilleurs joueurs évoluant sur le continent européen comme les buteurs Marcel Hossa (AK Bars Kazan) ou Richard Zednik (AIK Stockholm). Mais la Suisse a tenu la distance face à son adversaire. Sans leur impuissance dans le dernier geste, les joueurs de Sean Simpson auraient pu s'imposer sans commettre de hold-up, comme en témoignent leurs 14 tirs lors de la première période.

Mais les joueurs slovaques étaient beaucoup moins perméables que les Biélorusses la veille. Les coéquipiers de Martin Plüss ont connu beaucoup plus de problèmes pour s'approcher du but de Jan Lasak, se compliquant la tâche par un jeu pas assez direct. Parfois, la malchance s'en est mêlée comme sur le tir de Goran Bezina qui s'est écrasé sur la transversale (15e). La sélection helvétique venait alors de perdre Thomas Déruns, méchamment touché à la jambe. Le nouveau joueur du CP Berne n'a plus pu reprendre le cours du match, obligeant Simpson à jongler avec trois ailliers pour quatre rotations.

«La Suisse a tout»

Les Slovaques ont finalement fait la différence au cours de la troisième période. D'abord sur une supériorité numérique où Zednik a pu marquer dans une cage ouverte après le travail de Bartecko pour mettre hors de position Stephan (50e). Puis sur une erreur de Matthias Seger à la relance, qui profitait à l'ex-Bernois Bartecko pour servir Marcel Hossa (59e).

Les regrets existaient dans le camp helvétique après cette première défaite où la Suisse n'a pas marqué au moins un but pour la première fois de la saison. D'un côté, le coach national Sean Simpson louait la performance du portier slovaque Jan Lasak, auteur d'un match de niveau mondial, de l'autre il stigmatisait une nouvelle fois le manque de sang froid de ses attaquants. «C'est un problème récurrent dans le hockey suisse. Nous ne cherchons pas assez la voie directe sur le but adverse. C'est pourquoi nous marquons toujours trop peu de buts.»

L'ancien mentor des Lions de Zurich estime que la Suisse a tout pour bien faire. «Nous avons les infrastructures, les joueurs, le patinage et la technique mais il nous manque cet instinct devant le filet adverse. Nous devons le travailler à chaque entraînement.» Le coach national est tout de même satisfait de la petite semaine qu'il a passée avec ses sélectionnés. Il aura quitté la Slovaquie avec le sentiment qu'il possède un bon groupe pour tenter de jouer un rôle au Championnat du monde avec pour but de passer ce fameux cap des quarts de finale.

Dur pour les absents

Simpson avait emmené avec lui le meilleur contingent possible à Bratislava. Il n'y a plus beaucoup de places à prendre. Si l'on excepte Romano Lemm et Steve Hirschi, blessés, qui peut crier à l'injustice de ne pas être appelé sous les drapeaux? Kevin Romy, Thibaut Monnet et Morris Trachsler, présents au dernier Mondial, sont loin d'afficher leur forme de la saison dernière. Peter Guggisberg n'entre pas en ligne de compte en raison d'une opération qu'il subira après le championnat et Beat Forster n'est guère dans bons papiers de Simpson après sa fuite rocambolesque des Lions de Zurich à Davos il y a deux ans.

Reste la question des joueurs évoluant en Amérique du Nord. «Là, c'est simple, aujourd'hui, on ne peut rien dire, lance Simpson. Tous m'ont dit qu'ils étaient intéressés à jouer avec nous au Championnat du monde mais quelle sera leur situation à fin avril? A première vue, je dirai que ça m'étonnerait qu'on puisse compter sur Nino Niederreiter. Il est dans une très forte équipe de Portland. Mais avec les play-off, sait-on jamais...»

(ats)