Icecross

14 février 2019 09:23; Act: 14.02.2019 09:23 Print

Deux courses pour une place sur le podium

par Oliver Dufour - Troisième au championnat du monde d’icecross, la Valaisanne Anaïs Morand dispute samedi l’avant-dernière course de la saison. Avec des ambitions élevées.

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La saison d’icecross a une nouvelle fois été intense. Samedi dernier, le mythique stade de Fenway Park à Boston a accueilli la dernière épreuve phare du championnat du monde. Un peu comme au tennis, où les tournois sont répartis en catégories rapportant plus ou moins de points (Masters 1000, ATP 500 et 250), le circuit hivernal de courses spectaculaires en patins à glace se compose de courses ATSX (pour All Terrain Skate Cross) 1000, 500, 250 et 100, ces derniers correspondant aux championnats nationaux. Désormais, les riders et rideuses lorgnent les dernières courses de la saison. Une épreuve «250» à Ekaterinbourg (Rus) et deux «500», samedi à Mont du Lac (USA) et le 2 mars à La Sarre (Can). Ce sont ces deux dernières qui intéressent Anaïs Morand.

La Valaisanne de 25 ans, ancienne patineuse artistique olympique, occupe provisoirement la 3e place du championnat du monde, après avoir terminé au pied du podium lors de la course à Boston. Elle espère parvenir à faire encore le plein de points pour assurer au minimum son rang, voire l’améliorer encore. Elle aura toutefois fort à faire pour déloger la leader canadienne du championnat, Jacqueline Légère, et sa dauphine américaine Amanda Trunzo, gagnante à Fenway Park et lors des deux autres compétitions Red Bull Crashed ice de la saison, estampillées ATSX 1000, à Yokohama (Jap) et Jyväskylä (Fin). «Je m’étais fixée comme objectif très élevé de gagner le titre, rappelle Anaïs Morand. Si mes adversaires se plantent et que je gagne, c’est encore techniquement jouable (rire). Mais 2e ou 3e sera quand même un très bon résultat.» Au total de la saison, seuls les deux meilleurs résultats obtenus en ATSX 500 seront comptabilisés. Deuxième à Saint-Pétersbourg à la fin du mois de juin, la Valaisanne devrait s’imposer à Mont du Lac et à La Sarre pour que ces deux courses comptent.

Un aller-retour express en Suisse pour travailler deux jours

Une semaine sépare la course de Boston et celle de la station du Wisconsin, mais Anaïs Morand a tout de même été contrainte de retourner au pays entre deux, pour raisons professionnelles. «J’ai déjà grillé mes vacances, donc je suis rentrée pour travailler lundi après-midi, mardi, ainsi que mercredi matin», confie l’employée de commerce à mi-temps, qui a repris mercredi après-midi l’avion pour les Etats-Unis. «Mon copain, Kevin Sciboz (ndlr: 22e du championnat masculin), a pu rester sur place, lui.» Cela n’empêche pas la jeune femme d’envisager de progresser davantage encore en vue de la saison prochaine. «J’ai encore de la marge pour m’améliorer, surtout sur le plan de la préparation physique. Amanda Trunzo fait du fitness à plein tube tout le temps, y compris parfois entre les manches! Alors que moi j’ai besoin de souffler après une descente (rire)! On se réjouit beaucoup de l’ouverture de l’Alaïa Chalet (ndlr: une structure consacrée aux sports dit d’action, avec des modules à couvert et en extérieur) à Crans-Montana (VS), s’enthousiasme Anaîs Morand. Il nous permettra de travailler à l’abri en rollers.»

Pour la Valaisanne et les autres descendeurs suisses d’icecross, il y a de quoi vouloir être encore plus performant la saison prochaine. Il se murmure en effet qu’une manche de Crashed Ice pourrait se dérouler en Suisse la saison prochaine. «Avant quelques contre-performances le week-end dernier, nous étions la nation qui avait le plus d’athlètes dans le top 20 mondial (5), rappelle la patineuse de Vouvry. C’est la preuve que nous sommes toujours là et capables de rivaliser avec les meilleurs.»

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