Ski alpin

19 mars 2011 11:40; Act: 20.03.2011 23:21 Print

Ivica Kostelic savoure un sacre bien mérité

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Lenzerheide - Le Croate s'est adjugé le globe du slalom et celui du classement général. Entre revanche, hommage et larmes.

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Très ému, le vainqueur du classement général de la Coupe du monde a commencé par rendre un hommage appuyé à sa sœur Janica, lauréate de trois grands globes et qui le suit partout sur le circuit.

A 31 ans, Ivica Kostelic est fier d’être devenu le premier Croate à damer le pion à toutes les traditionnelles nations de ski. «Je ne suis pas vraiment surpris, mais je ne suis pas objectif, a commencé «Ivo». Venir de Zagreb et remporter la Coupe du monde de ski alpin, cela reste un message intéressant pour tous ceux qui pensent que leurs rêves sont impossibles. On peut tout conquérir.»

Kostelic, 18e du slalom de samedi à Lenzerheide, a rappelé que pour réussir, il faut de la neige et de l’argent. Le fait d’avoir débuté sans l’une ni l’autre n’a pas empêché sa famille de fêter de nombreux titres. Les louanges ont ensuite fait place à un sentiment de revanche. Son père et entraîneur, Ante, a reproché à la FIS de favoriser les grandes nations du ski (Autriche, Suisse, Italie, etc.) en leur offrant la possibilité de tracer plus de manches que les autres.

Aligné dans toutes les disciplines, le Croate a reconnu que ses batteries étaient à plat. Il a aussi livré une explication à la baisse de régime de ses poursuivants dans la lutte pour le général. «Le corps produit tellement d’adrénaline à chaque course que notre système hormonal se dérègle et qu’il n’est plus possible de tenir le rythme. Mais ce n’est qu’une hypothèse.»

Annulations

Les finales de la Coupe du monde de Lenzerheide ont connu leur épilogue hier, enfin sous le soleil. La station grisonne a dû faire face toute la semaine à une météo capri­cieuse qui a forcé les organisateurs à annuler quatre épreuves sur les neuf inscrites au programme. Les slaloms ont certes eu lieu, mais ils ont été raccourcis et disputés sur une piste en mauvais état, voire dans le brouillard pour les messieurs. «Malgré tout, nous avons prouvé que même avec ce genre de problèmes, nous étions capables d’offrir du spectacle», a tenté de se rassurer l’ancien skieur et président du comité d’organisation de ces finales Silvano Beltrametti.