Ski alpin - Mondiaux

07 février 2011 13:15; Act: 07.02.2011 13:25 Print

Les Suissesses jouent gros d'entrée

Mardi à 11h, les skieuses suisses abattent leur meilleure carte des joutes en super-G.

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Lara Gut fait figure de leader de l'équipe suisse féminine pour le super-G de mardi. (Photo: AFP)

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Les Suissesses n'ont pas droit à un round d'observation aux Mondiaux de Garmisch (All).

Les filles de Mauro Pini en découdront avec leur discipline No 1. La preuve, les dix derniers super-G de Coupe du monde ont été remportés soit par l'Américaine Lindsey Vonn, soit par une Suissesse. En Bavière, elles sont, selon les termes de leur coach tessinois, «quatre flèches» à pouvoir prétendre à une médaille.

Parmi elle, Lara Gut fait figure de leader. La Tessinoise peut s'enorgueillir d'être la seule à avoir devancé Vonn cet hiver en super-G (en 5 courses). «Cela m'a fait du bien de la battre. Mais c'était à Zauchensee, et ici c'est Garmisch...», tempère-t-elle.

Tous les signaux sont toutefois au vert pour Lara Gut: la confiance, la forme physique et l'expérience des grands rendez-vous (2 médailles d'argent à Val d'Isère en 2009). Quant à la pression, elle ne fait pas peur à la fonceuse de Comano. «C'est vrai qu'il y a plus d'agitation pour les Mondiaux, plus de monde, plus de...'bordel'. Mais pour moi cela reste des courses comme les autres», affirme-t-elle.

Pauli, son père et entraîneur, se montre également optimiste. «Comme d'habitude, elle est très relax. De plus, nous sortons d'une pause complète de quatre jours, pendant laquelle elle a pu se changer les idées», raconte-t-il. «Lara a toujours su se surpasser, cela était déjà le cas à l'école. Si elle parvient une nouvelle fois à tirer le meilleur d'elle-même, cela sera une médaille», assure-t-il.

Position idéale pour Suter

Le super-G helvétique ne s'arrête toutefois pas à Lara Gut. «Comme lors des derniers Mondiaux ou JO, nous sommes quatre à pouvoir jouer le podium en vitesse», rappelle Dominique Gisin. No 5 mondial dans la discipline, l'Obwaldienne n'a encore jamais décroché de médaille dans un événement majeur. «Il m'a toujours manqué d'un brin de réussite. J'espère que la chance va tourner», commente-t-elle.

Contrairement à Gut et Gisin, Fabienne Suter s'est montrée discrète cette saison (jamais mieux que 6e), elle qui appartenait à la crème du super-G les hivers précédents. «D'une certaine manière, cela m'arrange. Aux JO de Vancouver par exemple, j'avais l'étiquette de favorite et cela n'avait pas fonctionné. Je suis davantage à l'aise en tant qu'outsider», explique-t-elle.

Elle aussi Schwyzoise, Nadja Kamer sera davantage attendue en descente. «Mais sur une course d'un jour, elle est typiquement le genre de fille qui peut créer la surprise en super-G», prévient son coach Mauro Pini.

En cas d'échec mardi en super-G, les Suissesses devront se rabattre sur la descente de dimanche, étant donné qu'elles auront quasiment aucune chance en technique durant la seconde semaine. «Evidemment, la tension est importante au moment d'attaquer le super-G. Mais les filles y sont habituées», note Pini. «Si l'on peut fêter une médaille mardi soir, cela sera parfait. Mais dans le cas contraire, il ne faudra pas trop cogiter et voir de l'avant», prévient-il.

(ats)