Mondiaux à Garmisch

18 février 2011 15:26; Act: 19.02.2011 19:46 Print

Les larmes de Didier Cuche

par Marc Fragnière, Garmisch-Partenkirchen - En embuscade après le premier tracé, Didier Cuche et Carlo Janka ont flanché lors du deuxième passage. Abattu par l'échec, Didier Cuche a été rattrapé par l'émotion.

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Didier Cuche a terminé fort déçu la dernière épreuve de sa carrière en Championnat du monde. (Photo: Keystone)

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Une fois ses esprits retrouvés, l'Hercule des Bugnenets (7e du jour) a trouvé les mots justes pour décrire son sentiment. A défaut de s'être fixé quant à la fin effective de sa brillante carrière, le Neuchâtelois a balayé l'hypothèse de poursuivre sa carrière au-delà de l'hiver 2011-12.

«Je serais volontiers parti avec une breloque autour du cou. Si je suis ému comme ça, c'est parce que je sais que c'est mon dernier départ en championnat du monde, j'en suis persuadé, sinon ça ne me toucherait pas autant», a-t-il commenté.

«Avec cette histoire avec mon pouce (n.d.l.r: il s'était cassé le pouce gauche, mercredi à l'entraînement), je m'étais mis une énorme pression. Ca devrait m'être égal de ne pas avoir fait de médaille. Mais le fait de savoir que c'était mon dernier départ en championnat du monde, c'est dur à avaler. C'est la preuve que je vis encore le truc à fond», a-t-il encore épanché son coeur.

Revenant sur sa course, le double vice-champion du monde de la descente s'est montré satisfait d'une première manche bien maîtrisée. Il s'est par contre montré déçu d'un deuxième passage mal négocié: «La 2e manche tournait un peu trop pour moi. Mais je suis capable de faire une manche parfaite, même quand ça tourne autant. Malheureusement, sur cette neige, on ne peut pas se permettre d'être une ou deux fois en retard. Avec cette neige qui ne répond pas, il faut trois quatre portes pour retrouver le rythme et la ligne. Les centièmes s'envolent à ces occasions».

«Mourir à une demie seconde ce n'est rien», a-t-il encore soufflé, des trémolos dans la voix. Le moral en berne, Didier Cuche s'est finalement voulu rassurant quant à son état physique: «Je me suis rendu compte en première manche que je ne ressentais aucune douleur». Au moins ça.