Ski alpin

07 février 2019 22:43; Act: 07.02.2019 22:43 Print

Loin des Alpes, la petite Are cultive ses différences

par Florian Müller, Are - La station suédoise, qui accueille les 45es Championnats du monde FIS, vit au rythme dépaysant du Grand-Nord.

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L'aspect de l'aire de départ de la descente ne laisse que peu de doutes: on n'est pas loin du cercle polaire. (Photo: Keystone)

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Bastion des sports d'hiver dans la péninsule scandinave, Are n'est pas une station comme les autres. Que les Alpes semblent loin lorsqu'on débarque à quelques encablures du cercle polaire! Le paysage, d'abord. Ici, pas de sommets escarpés. Une région doucement vallonnée, où Are trône à 370 m d'altitude seulement. La lumière, ensuite: à cette latitude, le soleil rase l'horizon entre 9 h et 16 h. Elle a des qualités esthétiques indéniables, mais même si les épreuves de vitesse se déroulent à l'heure du zénith, de nombreux descendeurs se plaignent de cette lumière particulièrement plate qui ne met que très peu en évidence les reliefs du terrain.

La température, encore: -20 degrés au réveil. L'air polaire glace les bronches et dérange les sportifs dans leur pratique. «Moi, je m'en accommode plutôt bien, explique Beat Feuz, favori suisse pour la descente de samedi. Mais c'est vrai que ça pique! Dans ces ­régions, le froid fait partie des données à prendre en compte avant de s'élancer.»

La couleur locale, enfin. Pas de chalets mais plutôt des maisons bariolées, plus généralement dans les tons cramoisis. «J'adore ce charme du Grand-Nord, confie Gilles Roulin. Il y a un charme différent de ce qu'on connaît dans les Alpes, tout est plus paisible, plus serein.» Un symbole pour illustrer le propos du Zurichois: dans l'aire d'arrivée, au lieu du «schlager» habituel des étapes de la Coupe du monde, les enceintes distillent un funk rassérénant.

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(nxp)