Ski alpin

17 octobre 2018 07:11; Act: 31.10.2018 10:55 Print

Mélanie Meillard «prête à bosser dur pour revenir»

par Christian Maillard - Huit mois après sa blessure à PyeongChang, la Neuchâteloise, Valaisanne d'adoption, s'exprime suite à sa deuxième opération à son genou gauche.

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Mélanie Meillard s'efforce tant bien que mal de garder le moral. (Photo: Keystone)

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Plus dure a été la (re)chute pour Mélanie Meillard, qui avait tellement hâte de retrouver les sommets sur le glacier de Sölden la semaine prochaine. Mais la poisse en a décidé autrement. Huit mois après son accident lors d'un entraînement aux JO de PyeongChang, la Neuchâteloise (20 ans) a été contrainte de se faire réopérer par le Dr Sandoz des ligaments croisés de son genou gauche ainsi que du ménisque. Elle ressentait encore des douleurs! La revoilà donc au bas de la pente, au point de départ, en convalescence, avec la même rage et des ambitions identiques.

Après sept mois de rééducation, vous êtes à nouveau au point de départ. Avec quel état d'esprit?

Je vais bien et pour l'instant je récupère gentiment. L'opération s'est bien déroulée.

Alors que vous étiez si prête d'un retour à la compétition, comment vous sentez-vous aujourd'hui mentalement?

Il y aura, je le sais, des vagues, des moments où je me sentirais plus ou moins bien ou cela va stagner. Cela a été difficile quand j'ai appris que je devais me faire réopérer, mais maintenant je regarde le positif. Cela va bien moralement. Je suis à nouveau prête à bosser très dur pour revenir à mon meilleur niveau la saison prochaine.

N'y a-t-il pas eu, à un moment donné, un signe de découragement, l'envie de tout bâcher? Ou comme Justin Murisier et Charlotte Chable, la passion a pris le dessus?

Non, non, je n'ai jamais pensé à jeter l'éponge, la passion du ski était beaucoup trop forte. On fait ce qu'on aime: skier. Après, il est vrai que l'entraînement physique n'est pas ce qu'on préfère, mais doit passer par là pour retrouver le top niveau. Tout l'entourage, les entraîneurs, mon frère, on peut parler lorsque ça ne va pas, c'est positif.

On imagine qu'il y a dû y avoir de nombreux témoignages de soutien, le Cirque blanc est une grande famille. Cela aide à revenir plus fort?

Tout ce soutien des athlètes, de ma famille, de mon entourage et des fans, cela me pousse à vouloir retrouver au plus vite les sommets, c'est certain.

Les gens vous attendaient déjà cette saison au premier plan, il va falloir les faire patienter...

Oui, c'est sûr, qu'il y a eu beaucoup de commentaires et de questions sur les réseaux sociaux. C'est cool qu'on pense à moi et qu'on souhaite que je revienne au top. Mais après une telle blessure, il va y avoir encore du travail et beaucoup d'entraînements. Je vais prendre le temps qu'il faut. Je n'ai aucun objectif pour mon retour. Ce sera jour après jour, mois après mois. Je suis encore jeune!

Justin Murisier est aussi au même point que vous: est-il possible de travailler ensemble pour revenir?

Nous n'en avons pas parlé. Mais je ne pense pas, car il a un peu d'avance sur la rééducation. Je me suis fait opérer après lui. En plus, on ne s'entraîne pas avec le même coach. Après, on ne sait jamais ce qui se passera les prochains mois.

Vous allez tout de même vous rendre à Sölden la semaine prochaine. Ce n'est pas compliqué de voir les autres copines au départ?

Le fait de voir les autres, de les encourager, de les soutenir, ça me fait plaisir. Cela va surtout me donner envie de revenir à ce niveau. J'aimerais aussi profiter de voir et de soutenir Loïc, mon frère.

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