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15 janvier 2013 22:13; Act: 16.01.2013 17:30 Print

Roland Haldi: «J'ai l’impression de revivre»

par Oliver Dufour - Le solide Bernois retrouve cet hiver la Coupe du monde, presque deux ans après ses adieux déchirants. Cette courte retraite lui a insufflé une nouvelle énergie.

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Le Bernois a encore des ambitions en slalom géant parallèle. (Photo: FIS/Oliver Kraus)

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On avait quitté le slalomeur de Schönried (BE) le 27 mars 2011, agenouillé et au bord des larmes dans l’aire d’arrivée, lors des finales de Coupe du monde à Arosa. Il venait de mettre un terme à 18 saisons au plus haut niveau.

–Roland Haldi, que s’est-il passé depuis votre retraite? Le circuit vous manquait?
–A vrai dire, ce n’est pas parce que mon parcours sportif était terminé que j’ai arrêté. Je manquais de sponsors et c’était devenu usant d’en chercher. J’avais aussi des douleurs persistantes à l’épaule.

–Depuis ce jour, vous avez travaillé dans le garage de vos parents?
–Oui, à 100%. Je pratiquais encore du sport récréatif. J’en ai profité pour me faire opérer à l’épaule dans la foulée. Ça m’a donné le temps de réfléchir. Puis j’ai décidé de revenir. J’ai eu la chance de trouver rapidement un bon sponsor.

–Vous voici de retour. Avec quelles sensations?
–Elles sont plutôt bonnes. Pour ma première course à Carezza (It), j’ai fini 26e. Puis, 14e et 20e ce week-end à Bad Gastein (Aut). Je suis satisfait, mais je sais que je peux faire encore mieux. Le fait de devoir partir avec des dossards élevés ne facilite pas les choses.

–Quels sont vos objectifs?
–Je ne veux pas en fixer trop, mais j’aimerais bien accrocher mon 10e podium en Coupe du monde. Et j’ai les Jeux de Sotchi en ligne de mire. Je voudrais en tout cas retrouver le niveau que j’avais avant d’arrêter. On y arrive. A l’entraînement, je rivalise avec mes coéquipiers.

–Samedi, vous avez fêté vos 34 ans. Avez-vous encore la rage?
–J’ai obtenu ce jour-là ma qualification pour les Mondiaux. C’est un sacré cadeau! Mais oui, le feu brûle toujours en moi. J’ai l’impression de revivre, alors qu’au moment d’arrêter c’était devenu un travail sans véritable joie.