THYON (vs)

16 décembre 2008 22:45; Act: 16.12.2008 21:45 Print

Une Valaisanne est la reine du télémark

par Julien Caloz, Thyon - La station valaisanne accueille depuis mardi une étape de la Coupe du monde de télémark, sport méconnu mais très complet.

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«Quand je dis à mes potes que je fais du télémark, ils se marrent! Mais une fois qu’ils nous ont vus descendre, il y a beaucoup d’admiration.» Le Valaisan Denis Métrailler (17 ans) fait partie de l’élite de la génuflexion. Avec ses concurrents, ils sauvegardent l’art du ski avec le talon libre sur les haute urs valaisannes.

Deux courses de Coupe du monde (slalom géant et classique), mardi et mercredi, permettent aux coureurs de rappeler que «la discipline n’est pas un sport fun du dimanche, selon le Suisse Bastien Dayer. Si je donne mes skis à Didier Cuche, il ne finirait pas devant les autres tout de suite!» Jean-Pierre Meyer, président du comité d’organisation de l’étape valaisanne, confirme: «L’an passé, Daniel Albrecht est venu en spectateur à Thyon. Il était impressionné par le défi physique imposé aux compétiteurs.»

La plupart des télémarkeurs se battent autant contre le chrono que contre le manque de moyens. «Seuls quelques Norvégiens peuvent vivre de la discipline», explique un organisateur. «Si je n’ai pas perdu d’argent à la fin de la saison, je peux m’estimer heureuse», abonde la sédunoise Amélie Reymond, vainqueur de la Coupe du monde en géant l’an passé et première mardi. «Le télémark fait partie de Swiss-Ski, mais il faudrait qu’il devienne discipline olympique pour prendre une nouvelle dimension», conclut Bastien Dayer.