Télémark

23 mars 2011 08:25; Act: 23.03.2011 10:09 Print

Une carrière d’exception trop peu médiatisée

par Jean-Philippe Pressel-Wenger - Amélie Reymond milite en faveur de son sport en amassant les titres. Elle vient de ramener trois fois l’or des derniers Mondiaux.

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La skieuse de Sion vient de rafler quatre nouveaux globes de cristal en Coupe du monde. (Photo: dr)

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A 23 ans seulement, la Sédunoise possède déjà un palmarès à faire pâlir n’importe quel athlète. Treize globes de cristal, dont trois au classement général de la Coupe du monde, et une ribambelle de titres mondiaux et nationaux. Trois nouvelles médailles d’or mondiales, et une d’argent, sont venues compléter sa collection la semaine dernière à Rjukan (Nor).

«Ces championnats du monde se sont vraiment bien passés, a avoué la Valaisanne. Il y avait beaucoup de monde, et même la télévision a diffusé les épreuves en direct, mais en Norvège, le télémark fait partie de la tradition.»

Faute d’impact médiatique en Suisse, la discipline peine à trouver des sponsors. «C’est dommage qu’aucune image n’ait été diffusée par la TSR. La télévision norvégienne les a pourtant mises à disposition», a regretté Amélie Reymond, tout en notant qu’à l’échelle régionale, les médias suivent de près sa carrière.

A la pointe du télémark mondial depuis trois saisons, la jeune athlète, étudiante en sciences du mouvement à l’EPF de Zurich, reste consciente de la chance qu’elle a. «Mes parents me paient mes études, et les frais du reste de ma saison sont couverts par l’apport de mes sponsors», a détaillé la multiple championne du monde.

Amélie Reymond a encore noté que le plaisir, la débrouillardise et une énorme motivation personnelle restent les piliers indispensables pour bâtir une carrière d’envergure.