Roger Federer

11 janvier 2019 16:13; Act: 11.01.2019 16:22 Print

«Mon dernier match, je le veux vraiment festif»

par Mathieu Aeschmann - Dans une interview à «CNN», le Bâlois évoque sa fin de carrière et les scénarios possibles. Une projection qui fait écho aux larmes d'Andy Murray.

storybild

L'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour Roger Federer. (Photo: Keystone/Daniel Pockett)

Une faute?

On le sait depuis ce vendredi matin: 2019 marquera à coup sûr la fin du «Big Four». La hanche en vrac, Andy Murray prendra sa retraite dans trois jours ou à Wimbledon et cette triste perspective nous pousse à jeter un regard inquiet vers les trois autres membres du légendaire quartet.

Est-ce pour cette raison que «CNN» a publié ce vendredi l'extrait de son interview hivernal avec Roger Federer portant sur sa retraite? Sans doute. Au micro de Christina Mcfarlane, «le Maître» y admet tout d'abord «réfléchir parfois» à cette question: «quel serait l'endroit idéal pour prendre ma retraite?»

Wimbledon et Bâle en favoris

En tant qu'observateur suisse, une réponse s'impose: les Swiss Indoors de Bâle, son tournoi, celui qui regroupe ses souvenirs d'enfant et ses plus vieux amis. Pourtant, au micro de la chaîne américaine, «RF» cite d'abord un autre endroit. «Heureusement pour moi, de nombreux lieux sont spéciaux à mes yeux sur le Tour. Après, Wimbledon ressort sans doute du lot. Mais il y en a d'autres.»

Si la question géographique reste ouverte, c'est parce qu'elle est intimement liée à celle du timing. «Tout va sans doute dépendre de l'élément déclencheur. Sera-ce le corps, la famille, le moral ou juste un flash au réveil un matin? Et quand ce jour viendra, il faudra voir s'il sera synonyme de fin immédiate ou si j'aurais encore la force de jouer quelques tournois? Si c'est le cas, peut-être que mon «lieu idéal» sera alors trop éloigné dans le calendrier.» Soit exactement la crainte exprimée vendredi matin par Andy Murray, dévasté à l'idée de ne peut-être pas tenir jusqu'à Wimbledon pour dire adieu à son sport dans son club.

«Pas un enterrement»

Les nombreux fans du Bâlois peuvent donc se réjouir, même de plus en plus proche, l'heure de sa retraite demeure encore très théorique. Par contre, «RF» insiste sur un souhait qui a presque valeur de principe: «J'espère que mon dernier match sera un jour de fête, de célébration. Certainement pas quelque chose qui ressemble à un enterrement. Je le veux vraiment festif.»

C'est noté. Le monde attendra donc le lendemain pour avoir la gueule de bois.

Tennis