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24 février 2020 15:41; Act: 24.02.2020 20:24 Print

C'est parti pour le plus beau des tournois

Stan Wawrinka sera cette nuit la star de la première «night session» d'Acapulco (vs Tiafoe); ce tournoi pas comme les autres.

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(Photo: fideturacapulco.mx)

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On raconte qu'il y a dans chaque étape de la saison de tennis au moins un petit plaisir à retrouver. Qu'il s'agisse d'une adresse, d'un climat, d'attentions ou même d'un art de vivre, chaque lieu déploie ses charmes pour rendre sa destination prioritaire au-delà de son importance comptable. En résumé, tout le monde a sa carte à jouer et les préférences s'équilibrent... Enfin presque. Parce qu'une destination recueille l'entier des suffrages au point de réunir, parfois une semaine avant les premiers échanges, un plateau de choix. Bienvenue à Acapulco! Bienvenue au Tielcel Abierto Mexicano, le plus grand tournoi d'Amérique latine, cet endroit magnifique où il fait si bon transpirer!

Comment décrire ce tournoi pas comme les autres? D'abord, l'océan Pacifique est à quelques pas du central. Il fait chaud, le public est bouillant, le tournoi est mixte (ATP 500 et WTA International), l'ambiance relax et le niveau, par rebond, monte souvent très haut (surtout chez les hommes).

Cette année, le tableau masculin réunit ainsi Nadal, Zverev, Wawrinka mais aussi Kyrgios, Isner, Dimitrov et Auger-Aliassime. Il aurait d'ailleurs semblé plus raisonnable que le jeune Canadien renonce, après son beau parcours à Marseille. Mais dimanche après sa défaite en finale contre Tsitsipas, alors qu'un collègue taquin demandait à «FAA» si sa prochaine destination avait un impact sur son obstination à ne pas prendre de repos, ce dernier s'est contenté d'un sourire entendu.

En résumé, on ne se retire pas d'Acapulco. C'est d'ailleurs assez logique: vous connaissez quelqu'un qui se retire de ses vacances? Alors, évidemment, de nombreux joueurs espèrent y briller. Mais dans le cas inverse (fatigue, bobo, blues), le détour vaut quand même la peine. Or entre la soirée officielle, avec son dress code «all white», et les sorties en jet ski de Feliciano Lopez, les premières images de l'édition 2020 semblent confirmer que les organisateurs n'ont rien changé à leur formule gagnante.

Nick Kyrgios n'avait-il pas remporté le titre en 2019 après «avoir fait du jet ski tous les jours»? L'Australien, dont l'approche colle parfaitement à l'esprit des lieux, est évidemment de retour pour défendre son titre. L'année dernière, il y avait battu, entre autres, Stan Wawrinka puis Rafael Nadal lors de matches électriques en nocturne.

C'est l'une des autres grandes attractions du tournoi d'Acapulco: la ferveur de son public, bouillant et passionné. Ainsi ils étaient déjà nombreux à assister à la séance d'entraînement entre Nadal et Wawrinka, samedi soir. Un Stan Wawrinka qui débute son tournoi dans la nuit de lundi à mardi (vers 2h du matin) contre Frances Tiafoe. «Je continue de jouer pour revivre cette sensation au moment où tu soulèves un trophée.» Si cela devait arriver à Acapulco, le lieu ajouterait sûrement un supplément d'âme à cette ligne de plus à son palmarès.

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