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23 novembre 2019 11:21; Act: 23.11.2019 11:44 Print

Coupe Davis: raz-de-marée d'émotions pour la Serbie

Une page se tourne pour l'équipe de tennis de Serbie qui a laissé libre cours à ses larmes vendredi en conférence de presse.

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Djokovic et Troicki lors du quart de finales contre la Russie. (Photo: AFP)

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Un coup du sort, un mauvais coup de Dieu, c'est selon mais au terme d'un tie-break d'une rare intensité lors du double décisif, la Russie a battu la Serbie et s'est hissée vendredi à Madrid en demi-finales de la Coupe Davis, comme l'Espagne qui a écarté l'Argentine. Mais c'est aussi la fin d'une aventure sportive, un ami qui les quitte, le bout d'une saison éreintante, une sensation de trahison: les émotions au sein de l'équipe de Serbie de Coupe Davis étaient telles, après face à la Russie, que tous ont fondu en larmes en conférence de presse. Comme souvent c'est celui qui s'en va qui souffre le moins. Janko Tipsarevic a pris sa retraite jeudi après avoir perdu aux côtés de Viktor Troicki un double sans enjeu face à la France en phase de poule. Il avait laissé sa place vendredi pour les quarts à Novak Djokovic. Mais il était bien là, pendant le match et après la défaite pour soutenir ses coéquipiers.

«Ce n'est pas à cause de la victoire ou de la défaite» a tenté de s'expliquer Nenad Zimonjic entre deux sanglots. «C'est la fin parce que c'était le dernier match de Janko (...)Vous rêvez d'aller au bout pour pouvoir fêter une victoire, mais parfois ce que vous vouliez ne se produit pas. Mais le plus important, c'est que chacun sait, ici, à quel point nous comptons les uns pour les autres, et c'est ce qui nous a amenés là. Alors je veux les remercier tous d'être là», a ajouté Zimonjic. Djoko, luttant lui aussi contre les larmes, a répondu très laconiquement aux questions. «Je suis épuisé, j'ai besoin de vacances», a-t-il soufflé.

Quant à Troicki, incapable de conclure la rencontre cruciale contre la Russie alors qu'il avait la balle de match au bout de la raquette, était perdu, rouge de sanglots, inconsolable. «Je ne me suis jamais senti aussi mal. Je n'ai jamais rien vécu de tel, ni dans ma vie, ni dans ma carrière () J'ai trahi mon équipe, je leur présente mes excuses. () J'ai échoué dans les moments cruciaux. Dieu m'avait donné une chance d'être un héros, de peut-être pouvoir gagner la Coupe Davis dans un match décisif. Il me l'a reprise Je suis vraiment très déçu de moi», a-t-il réussi à articuler avant d'être repris par Tipsarevic: «Je n'accepte pas ces excuses! Personne ne m'a laissé tomber durant ces 20 dernières années».

Et de conclure: «En ce qui concerne l'équipe, chacun sait qu'il est comme mon frère. Je serai avec l'équipe d'une façon ou d'une autre et je veux les remercier tous d'avoir été à mes côtés durant cette aventure». (afp/tho)

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