Tennis

03 juillet 2014 21:52; Act: 03.07.2014 22:06 Print

Du plomb dans le service et dans la cervelle

par Oliver Dufour, Londres - Milos Raonic se dresse sur la route de Roger Federer, en demi-finales de Wimbledon. Le Canadien a plus à offrir que des aces.

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Le Canadien né au Monténégro, 1m96 sous la toise, nest pas quune simple machine à lancer des missiles. (Photo: Keystone)

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Il y a ce service dévastateur, claqué du haut de son 1 m 96. Des aces, Raonic en comptabilise 147 depuis le début du tournoi, dont 39 – record personnel – pour son quart remporté face à Nick Kyrgios, mercredi. Mais ce n’est pas tout. Le 9e joueur mondial, que Federer devra écarter une 5e fois en autant de rencontres pour atteindre une 9e finale à Church Road, a bien évolué. Doté d’un bras d’une puissance inouïe, «The Missile» possède aussi un coup droit fulgurant et un revers trop sous-estimé.

Ces armes lui ont permis d’être le premier Canadien depuis 1923 à atteindre le dernier carré d’un Grand Chelem. «Je n’ai pas affronté Roger depuis plus d’un an et je suis un joueur différent, observe Raonic. J’ai vraiment percé en 2011 et les choses sont allées très vite. Federer est rapide. Il peut vous bousculer et sait presque tout réaliser. Je suis un peu plus prévisible, mais je fais le job. La clé sera de l’obliger à jouer selon mes critères, pas les siens. Si j’y arrive, j’ai mes chances. Je suis un compétiteur qui méprise trop la défaite pour l’envisager.»

Chez Federer, 7 fois sacré à Londres, la méfiance sera de mise, malgré son étiquette de favori. «Raonic est quand même dans le top 10, donc il sait jouer. Il a un superservice, ce qui passe bien ici. Je me suis toutefois laissé dire qu’il n’aimait pas trop le gazon. Ça me laisse un avantage...» Pour un homme qui ne s’y sent pas à l’aise, le Canadien s’en sort plutôt bien.