Wimbledon 2014

24 juin 2014 21:39; Act: 24.06.2014 21:52 Print

Federer est à la recherche du jeu de volée d’antan

par Oliver Dufour, Londres - Le Bâlois a facilement franchi le premier tour à Wimbledon, mardi. Pour aller loin, il entend jouer l’attaque.

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Avoir un coach comme Stefan Edberg, ancien spécialiste du genre, aide le Bâlois dans ses montées. (Photo: EPA)

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Avec cette 13e défaite (6-1 6-1 6-3) en autant de matches en Grand Chelem, Paolo Lorenzi ne laisse derrière lui que le Costaricien Juan-Antonio Marin (0 victoire en 17 tentatives) au classement des pires joueurs de l’Histoire des «majors». L’Italien, 32 ans, n’a donc pas enseigné grand-chose au Bâlois. «On apprend toujours quelque chose en match, garantit toutefois le No 4 mondial. Je suis content d’avoir pu me régler en essayant un peu tout mon répertoire, y compris la montée à la volée.»
Cette approche plus offensive, Roger Federer apprend à la réapprivoiser. Plusieurs observateurs, dont Tony Pickard, ex-mentor de Stefan Edberg (le conseiller de Federer), y voient la seule façon pour le Rhénan de remporter encore un Grand Chelem. «Wimbledon est le seul des quatre tournois où il a sa chance, juge Pickard. Son partenariat avec Stefan l’a aidé à venir plus vers l’avant, même sur les deuxièmes balles. Mais pas encore assez.»

Federer, quant à lui, «regrette qu’il n’y ait presque plus aucun joueur qui monte au filet». Une réalité qu’il met sur le compte des balles et du fait que le gazon est plus «lent» désormais. «Mais il ne tient qu’aux directeurs des tournois de vouloir inverser la tendance», assure-t-il.

Dans l’attente de cette éventualité, «RF» dose ses ruées vers l’avant. «Je m’adapte et je regarde contre qui ça fonctionne. Si j’ai des demi-volées, c’est bien, mais si je dois volleyer en profondeur, je perds le point à chaque voyage», prévient-il