Coupe Davis

02 décembre 2011 22:19; Act: 02.12.2011 22:19 Print

L'Espagne proche d'un 5e sacre

En finale à Séville, Rafael Nadal (contre Juan Monaco) et David Ferrer (face à Juan Martin Del Potro) ont apporté les deux premiers points à leurs couleurs.

Une faute?

Si Nadal s'est baladé (6-1 6-1 6-2), Ferrer est ressorti vainqueur d'un match homérique. Mené deux sets à un par Del Potro, le Valencien est parvenu à renverser la rencontre et à s'imposer 6-2 3-6 6-7 6-4 6-3.

Il lui faut désormais un miracle pour l'Argentine, tel que celui réalisé par l'Australie, seule nation en 111 ans de Coupe Davis à avoir comblé un déficit de deux à zéro lors d'une finale, en... 1939, aux Etats-Unis.

C'est surtout la défaite de son no 1, Del Potro, qui lui fait mal. Déjà battu par Feliciano Lopez lors de la victoire espagnole en Argentine en finale 2008, le leader gaucho a de nouveau échoué au terme d'un formidable combat de 4h44 dans une ambiance de football au stade olympique, aménagé pour l'occasion.

Del Potro semblait pourtant bien parti pour égaliser, lorsqu'il a remporté cinq jeux de suite pour mener deux sets à un. Mais l'infatiguable Ferrer est alors reparti au combat et a puisé dans la confiance accumulée au fil de la plus belle saison de sa carrière pour retourner la situation.

Le joueur de Valence, qui avait parfois tendance à lâcher dans les moments chauds par le passé, a laissé passer l'orage et les coups droits catapultes de Del Potro (39 gagnants!) pour finir par faire craquer son adversaire.

Nadal impressionne

En ouverture de finale, Rafael Nadal a apporté le premier point à l'Espagne. Le no 2 mondial a laminé Juan Monaco (ATP 26) 6-1 6-1 6-2.

Nadal était pourtant annoncé en petite forme et en manque de confiance après un Masters raté à Londres. Reste que le Majorquin demeure une «forteresse» sur terre battue, comme l'a qualifié son capitaine Albert Costa.

A Séville, Nadal s'est montré sans pitié face à l'un de ses meilleurs amis sur le circuit, qu'il avait accueilli à bras ouverts à son arrivée à Séville mais qu'il n'a pas hésité à châtier lourdement. Victorieux en 2h26, Nadal n'a pas concédé la moindre balle de break à son adversaire.

La vraie mission de Monaco qui consistait à user au maximum Nadal, à défaut de réussir l'impossible, s'est rapidement évanouie. L'Argentin a tout juste réussi à sauver le premier jeu de la partie, au prix de huit minutes d'effort et de trois balles de break défendues. Pour le reste, il a été saoulé de coups par le sextuple vainqueur de Roland-Garros qui, en retrouvant la terre battue, a également récupéré tout son punch en coup droit.

«Sur terre battue, j'ai plus de temps pour réfléchir et pour préparer le point. On peut se permettre d'enchaîner deux mauvaises frappes et d'être toujours dans le coup. En indoor, le point serait fini», a expliqué Nadal.

(ats)