Tennis - Gstaad

23 juillet 2014 20:35; Act: 23.07.2014 21:09 Print

La barre était trop haute pour Marti

Cette fois, la barre était trop haute pour Yann Marti. 28e joueur mondial, Champion de Gstaad en 2011, vainqueur du Masters de double en 2012 et huitième de finaliste à Roland-Garros cette année, Marcel Granollers n'est pas tombé dans le piège.

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Yann Marti retourne une balle de Marcel Granollers, mercredi, à Gstaad. (Photo: Keystone/Peter Schneider)

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Victorieux 6-1 6-4 de ce 2e tour après 1h14' de jeu, le Catalan a su déjouer Yann Marti en s'appuyant à la fois sur son expérience et sur le manque de maturité de son adversaire. Granollers a su serrer sa garde contre un joueur qui avait, faut-il le rappeler, déjoué tous les pronostics au premier tour en s'imposant devant Daniel Gimeno-Traver en deux jours et après avoir écarté trois balles de match. Il n'ignorait pas non plus que ce même Marti avait poussé Guillermo Garcia-Lopez dans ses derniers retranchements deux semaines plus tôt à Stuttgart. En tennis, l'effet de surprise ne peut pas jouer très longtemps.

«Trop de cadeaux»

«Je ne peux pas être satisfait de ma performance, affirme sans détour Yann Marti. J'ai eu bien trop peine à entrer dans la partie. Je n'arrivais pas à lire son service. Au final, je lui ai donné trop de cadeaux. On ne peut pas espérer gagner en jouant ainsi. Sa grande force aujourd'hui (réd: mercredi) est de m'avoir fait mal jouer. Dans l'échange, je n'avais pas l'impression d'être à la rue. Mais c'était à moi d'aller chercher les points et je n'y suis pas parvenu. Mon match sur deux jours contre Gimeno-Traver était encore trop présent dans mon esprit».

Comme bien des joueurs avant lui, il n'est pas parvenu à pleinement «digérer» l'exploit de la veille pour repartir au combat. Le plus dur en tennis reste bien la faculté d'enchaîner. Gérer une première victoire en Suisse, une première victoire aussi contre un top-100 n'a rien d'évident pour un joueur qui vient d'aussi loin que Yann Marti.

Trahi par ses nerfs dans une première manche perdue bien trop vite en 24 minutes, Yann Marti a toutefois offert la réplique espérée dans le second set. Le joueur de Venthône aurait même pu, même dû sans doute, égaliser à une manche partout. Seulement, il devait concéder à deux reprises son service après avoir pourtant mené 2-0 30-0... «C'est le tournant, avoue le Valaisan. Si je mène 3-0, c'est un autre match qui commence».

Seulement, un tel moment d'égarement ne pardonne pas à ce niveau. Surtout face à un homme qui est un véritable spécialiste du jeu en altitude. Après sa victoire à Gstaad en 2011, Granollers a cueilli le titre l'an dernier à Kitzbühel. Le sort a été cruel pour Yann Marti. Il y avait, en effet, des adversaires bien plus abordables que le Catalan en huitième de finale de ce Crédit Agricole Suisse Open. Première tête de série qualifiée pour les quarts de finale, Granollers affrontera vendredi son compatriote Pablo Andujar (ATP 71).

Le temps commence à presser

Même s'il regrettera sûrement son manque de rigueur dans la première manche, Yann Marti n'a pas à rougir de cette défaite. Il a démontré qu'il possédait un réel talent avec notamment ce revers à deux mains qu'il peut accélérer aussi bien le long de la ligne que dans la diagonale. Il lui reste à mettre son jeu en place. A 26 ans, le temps commence à presser doucement.

(ats)