Wimbledon

06 juillet 2014 14:56; Act: 06.07.2014 21:42 Print

La fête de Federer a finalement été gâchée

par Oliver Dufour, Londres - Novak Djokovic a pris le meilleur sur le Bâlois, qui jouait là sa 9e finale à Wimbledon. Une rencontre épique.

storybild

Le Bâlois a dû se contenter du petit plateau d'argent, dans son jardin londonien. (Photo: Keystone/Andy Rain)

Sur ce sujet
Une faute?

La différence entre un match ordinaire et une rencontre de tous les superlatifs tient parfois à rien. Si Roger Federer n’avait pas écarté, dans le jeu décisif initial, deux balles de 1re manche, aurait-il été battu en trois petits sets? Qui sait? Le premier a eu le don de lancer une partie d’un niveau exceptionnel. Durant près de quatre heures, «RF» et «Nole» ont rivalisé de finesse et de classe, dans ce qui restera sans doute l’un des grands classiques de Church Road.

Dans cette bataille magnifique, il fallait toutefois un vainqueur. Et c’est le Serbe qui a fini par goûter au succès... et, pour la 2e fois après 2011, au gazon malmené du Centre Court. Bien que déçu, Federer a tiré un coup de chapeau à son adversaire. «C’était une grande finale, je ne sais pas comment j’ai pu décrocher un 5e set, a-t-il lâché. Ça avait l’air mal embarqué! Mais Novak a joué un match intense et athlétique. Sa victoire est bien méritée.» Celui qui est dès aujourd’hui No 3 mondial a admis avoir quitté le court «incroyablement triste», mais réconforté par la présence de sa famille, le soutien du couple princier, Catherine et William, et surtout la certitude de pouvoir soutenir la comparaison avec un Djokovic «qui était aussi à la limite et n’aurait pas pu être plus offensif».

«Ça aurait été incroyable de gagner le match après être revenu, a admis Federer. Mais au final, je me retrouve avec une assiette en argent plutôt qu’un trophée en or. C’est moins rigolo. Si j’avais su comment le breaker plus tôt qu’au 4e set...» Avec le recul, l’homme sept fois sacré en ces lieux a estimé qu’il pouvait être «fier» de sa quinzaine: «Mais je n’ai pas joué un tennis parfait et je peux être meilleur.»


Il égalise contre Edberg

Engagés cette année comme conseillers, respectivement par Djokovic et Federer, Boris Becker et Stefan Edberg se sont livré un duel à distance. L'Allemand et le Suédois s'étaient affrontés lors de trois finales d’affilée à Church Road, de 1988 à 1990. L'élégant Scandinave menait aux points, après avoir remporté le premier et le dernier de ces matches. La victoire de son poulain serbe a permis à «Boum-Boum» d'«égaliser» à 2-2. Les deux hommes ont beaucoup apporté à leur élève. ­Federer a mis plus d'attaque dans son jeu, alors que Djokovic a appris à mieux gérer les points importants.

Twitter -> @Oliver_Dufour