Roland-Garros

29 mai 2014 20:16; Act: 29.05.2014 20:20 Print

Le chien fou s’est quelque peu assagi

par Oliver Dufour, Paris - Tursunov sera sur la route de Federer au 3e tour de Roland-Garros. Gare au volcan qui sommeille!

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Jusquici, le Moscovite de 31 ans n'a ravi qu'une manche au champion suisse en quatre matches. (Photo: Keystone/AP)

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«Au début de sa carrière, il était vraiment fou. Il frappait tout», dit de lui Federer, qui a remporté son 2e match du tournoi face à Diego Schwartzman, mercredi. Lui, c’est Dimitry Tursunov, 32e joueur mondial. Par le passé, le Russe de 31 ans avait surtout défrayé la chronique par ses frasques.

A Wimbledon, en 2006, il avait notamment traité l’arbitre Fergus Murphy d’«idiot» après avoir écopé d’un point de pénalité. Frustré d’avoir été battu sur le point précédent, Tursunov venait d’expédier la petite balle jaune en direction de l’officiel. Deux ans plus tard, au cours d’une rencontre de double au tournoi de Nottingham, le Moscovite avait carrément quitté le court de rage, à la suite d’un litige avec un juge de ligne. Les organisateurs l’avaient alors exclu également du simple.

Aujourd’hui, le chien fou semble s’être assagi. Son jeu aussi, à en croire son adversaire du jour. «A Indian Wells (ndlr: en mars dernier, lors de leur ultime affrontement), il avait joué exclusivement du fond du court et je ne l’ai battu que 7-6 7-6. Un match difficile», modère Federer. Prudence, donc, même si Dimitry Tursunov rit lui-même de son inconfort sur la terre battue. Le Suisse, No 4 à l’ATP, n’a concédé jusqu’ici qu’un seul set en quatre confrontations face au Moscovite, toutes disputées sur dur.

«Je préfère gagner avec un jeu laid que perdre en y mettant du style», aime rappeler le Russe dans un anglais parfait. L’homme a par ailleurs bataillé plusieurs années pour tenter d’obtenir – sans succès – la naturalisation aux Etats-Unis, pays où son père l’avait envoyé dès l’âge de 12 ans. Cet après-midi, il ne renoncera pas facilement au combat.