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28 avril 2019 13:13; Act: 28.04.2019 13:17 Print

Mauresmo ne veut pas d'un agresseur à l'ATP

La Française ne supporte pas que Justin Gimelstob, convaincu d'agression, puisse être réélu au Conseil d'administration de l'ATP.

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Amélie Mauresmo ne pense pas que ce soit «vraiment approprié» pour Justin Gimelstob de rester au Conseil d'administration de l'ATP. (Photo: AFP)

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La Française Amélie Mauresmo (39 ans), ancienne coach d'Andy Murray et qui s'occupe actuellement de Lucas Pouille, s'est accordée un break ce week-end: elle participe en effet au marathon de Londres ce dimanche. Mais elle a malgré tout réussi à faire l'actualité depuis la capitale britannique.

Dans une interview accordée au quotidien gratuit «Metro UK», et relayée par «Le Parisien», elle a fait part de sa position plutôt tranchée sur le cas de Justin Gilmelstob, ancien joueur et actuel membre du Conseil d'administration de l'ATP qui pourrait être réélu en mai. Or, Gimelstob a été convaincu d'agression et a reconnu les faits.

«Il a agressé un gars, non?, a déclaré lancé la Française. Et il a dit qu'il l'a fait? Alors, c'est assez simple: je suppose que ce n'est pas le genre de comportement que vous voulez voir de la part de quelqu'un de notre sport jouant un rôle important à l'ATP, la WTA ou l'ITF, absolument pas.»

Justin Gimelstob, 42 ans aujourd'hui et dont le meilleur classement a été le 63e rang en 1999, s'est rendu coupable le 31 octobre d'une violente agression sur un homme d'affaires, connaissance de son ex-femme. Alors consultant pour la chaîne «Tennis Channel» - renvoyé depuis -, l'ancien coach et ami du joueur américain John Isner avait porté une cinquantaine de coups à l'homme d'affaires, sous les yeux de l'épouse de ce dernier et de leur enfant de 2 ans. Enceinte lors des faits, l'épouse avait fait une fausse couche à la suite de l'agression.

Isner et Djokovic sont favorables à Gimelstob

Dans un premier temps, Gimelstob avait nié les faits. Mais, alors que l'on s'acheminait vers un procès à Los Angeles, il a choisi la solution du «plaidoyer de non-contestation». Cette option, qui revient à reconnaître les faits sans plaider coupable, lui permet d'éviter le tribunal, mais laisse au juge la liberté de fixer la peine. En l'occurrence: trois ans de mise à l'épreuve, 60 jours de travaux communautaires, des dommages et intérêts aux victimes, ainsi qu'une obligation de soins relatifs à la gestion de la colère.

Le mandat de Gimelstob au Conseil d'administration de l'ATP touchant à sa fin, sa reconduction sera soumise à un vote du Conseil des joueurs le 14 mai, pendant le tournoi de Rome. Or, plusieurs des dix joueurs qui composent ce Conseil - dont John Isner et Novak Djokovic - seraient favorables à Gimelstob. Ce que conteste Amélie Mauresmo: «Même s'il ne l'a pas reconnu, il a accepté la chose et a dit: «Oui, je l'ai fait.» Je ne pense pas que ce soit vraiment approprié pour lui de rester.»

Le tournoi de Wimbledon, lui, a déjà réagi: il a fait fait savoir que Gimelstob ne pourrait pas participer aux compétitions d'anciens joueurs et qu'il n'aurait pas accès à la box royale lors de la prochaine édition, en juillet.

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(Sport-Center)