Roland-Garros

01 juin 2014 23:13; Act: 02.06.2014 08:22 Print

Roger Federer: «J’aurais pu faire un truc»

par Oliver Dufour, Paris - Le Bâlois a été sorti par Ernests Gulbis, en 8es de finale de Roland-Garros (6-7 7-6 6-2 4-6 6-3). Il a admis avoir de vrais regrets.

Sur ce sujet
Une faute?

Deux joueurs, deux états d’esprit très différents au terme de l’un des plus beaux duels disputés depuis le début du tournoi. Tant le Bâlois que son bourreau letton ont avoué leur peine à analyser ce choc. D’une part, Federer, l’air renfrogné, a retenu que les explications se retrouvaient «un peu dans tous les sens». De l’autre, Gulbis, entre deux éclats de rire, s’est excusé d’avoir des difficultés à trouver se mots.

«J’ai essayé d’éviter son coup droit, a précisé le petit prince de Riga. Roger a sans doute le plus beau et le plus dangereux coup droit du monde. Et j’ai tenté de bien servir. Parfois ça marche, parfois pas.» Les deux adversaires n’ont pas été avares en paroles. Ainsi Federer, éliminé avant les quarts pour la première fois depuis 2004, s’est plutôt épanché sur son ressenti. «Je ne suis pas fâché, mais ça ne me fait pas plaisir. J’ai raté trop d’occasions. J’étais en bonne forme. J’aurais pu faire un truc. C’est pourquoi je suis ­encore un peu plus déçu.»

Le Letton, pour sa part, n’a pas hésité à souligner la difficulté d’évoluer devant un public acquis à la cause de l’autre. «Peu importe où vous jouerez Federer, le public sera contre vous. C’est rude, mais il faut vivre avec. J’ai essayé de me calmer. Mais moins je parle, mieux je joue, donc une foule hostile m’aide, en fait.» Pour son quart de finale face au Tchèque Tomas Berdych, sans doute Gulbis saura-t-il comment énerver les spectateurs.
Roger Federer, lui, a juré qu’il a tourné la page terre battue pour se focaliser sur le gazon. Pour l’un comme pour l’autre, demain est un autre jour.

Sur des détails

Très équilibrée, la partie a commencé par deux sets très serrés, où Gulbis et Federer ont fini par se départager au tie-break. Dans les deux cas, la décision s’est faite sur de petits riens. Mais le Letton a imposé son jeu dans la 3e manche, ravissant deux fois la mise en jeu du Bâlois, à 3-2, puis à 5-2 pour boucler le set. Pas disposé à s’effacer sans combattre, Fe­derer a fait le break à 2-2 dans la 4e manche et a recollé au score. Il n’a en revanche pas pu sauver la 3e balle de break contre lui tout au début de l’ultime manche. Faisant la course en tête, Gulbis a conclu proprement, dès sa 1re balle de match.

(afp)