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09 juillet 2018 18:14; Act: 09.07.2018 18:20 Print

Roger Federer: «Je vais bien savourer ce 6-0»

par Arnaud Cerutti, Wimbledon - Après avoir dominé Adrian Mannarino en 8es de finale de Wimbledon, le Bâlois s'est dit fier de sa performance, mais conscient, aussi, que la suite sera autrement plus compliquée.

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Roger Federer salue les spectateurs du Centre court. (Photo: Keystone)

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Roger, vous n'avez toujours pas perdu de set dans ce tournoi depuis 2016. Est-ce que cela a une signification particulière pour vous?

Non, pas vraiment. Je crois que ces séries arrivent quand elles doivent arriver. En tout cas, ce n'est pas quelque chose que tu peux viser, quelque chose que tu planifies, un set pouvant parfois basculer sur un seul coup. Mais bon, c'est clair que c'est joli à voir. Après, le plus important pour moi est de gagner. Il est toutefois clair que je «sauve» de l'énergie en m'imposant en trois sets. Je dois aussi dire que ce ne sera pas un choc pour moi le jour où je perdrai une manche. Il n'y aura rien à changer au moment où cela arrive. Après, sur ce match, je suis surpris de mettre 6-0 à un joueur, à mon âge, en 8es de finale de Wimbledon. Cela ne devrait pas arriver. Mais je ne vais pas m'en plaindre, car c'est probablement le seul 6-0 que je mettrai cette semaine. Alors croyez-moi, je vais bien le savourer.

Vous êtes curieux de tout, toujours en recherche d'amélioration. Comment faites-vous pour rester inspiré?

Eh bien, je crois que le gazon m'y aide. C'est une surface sur laquelle tu peux toujours créer, faire des choses différentes et utiliser d'autres coups. Mais bon, par les temps qui courent, je cherche surtout à rester solide, le but étant toujours de gagner. Mais si tu joues bien, créer devient quelque chose de naturel.

John Isner est en 2e semaine du tournoi pour la première fois de sa carrière. Il attribue cette réussite aux conditions de jeu de cette année. Pensez-vous que celles-ci vont favoriser un type précis de joueurs?

Bien sûr que cela aide certains joueurs, comme les gros serveurs et quelques joueurs de fond de court. Mais la deuxième semaine est de toute manière toujours quelque chose de différent. Les terrains sont plus usés et permettent de mieux bouger. La question ensuite est de savoir quelle sera la température, quel sera le rebond Je me souviens par exemple qu'en finale en 2009, je ne pouvais pas breaker Andy Roddick tellement son service fusait. Même chose avec Juan Martin Del Potro lors de notre demie des JO 2012.

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(nxp)