Swiss Indoors

24 octobre 2013 21:17; Act: 24.10.2013 21:24 Print

Roger Federer face à son clone

Roger Federer s'apprête à vivre une expérience unique ce vendredi à la Halle Saint-Jacques: affronter son clone.

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Roger Federer attend ce match contre Dimitrov avec une réelle impatience. (Photo: Reuters/key)

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Le Bâlois sera opposé à Grigor Dimitrov dès 20 heures en quart de finale des Swiss Indoors.

Vingt-deuxième mondial, le Bulgare, qui partage désormais la vie de la très belle Maria Sharapova, possède les mêmes gestes que l'homme aux dix-sept titres du Grand Chelem. «Je me suis entraîné quelques fois avec lui, explique Roger Federer. Il est vrai que les similitudes sont frappantes... C'était un peu comme moi avec Sampras il y a douze ans: j'avais la même raquette, la même ligne de vêtements et le même revers à une main».

Un palmarès ouvert

L'énorme différence entre les deux joueurs réside bien sûr dans l'épaisseur du palmarès. Dimitrov, qui a fêté ses 22 ans le 16 mai dernier, vient de l'ouvrir en cueillant son premier titre sur le Circuit dimanche dernier à Stockholm à la faveur de sa victoire en finale sur David Ferrer. En Suède, il évoluait pour la première fois sous la férule d'un nouveau coach, Roger Rasheed.

La tâche de l'Australien est simple: donner à Dimitrov un physique qui doit lui permettre d'exploiter pleinement une technique que tous les observateurs jugent unique. «Il a le choix entre dix coups à chaque fois qu'il frappe la balle», explique ainsi son ancien mentor Peter McNamara.

Les jambes n'ont toutefois jamais vraiment suivi. Bâti comme une armoire à glace, Roger Rasheed est un coach qui exige de ses joueurs une discipline de vie sans faille. Cette approche paie dans un premier temps avant que le joueur ne crie pouce à l'image de ses trois anciens protégés, Lleyton Hewitt, Gaël Monfils et Jo-Wilfried Tsonga.

Pour l'instant, Dimitrov adhère pleinement à la philosophie de Rasheed. A Bâle, il a gagné ses deux premiers matches contre Radek Stepenek (ATP 45) et Alexandr Dogopolov (ATP 38) avec une réelle maîtrise. Il arrive donc parfaitement «lancé» - une série de sept victoires - pour ce quart de finale contre le quintuple vainqueur des Swiss Indoors.

«Je n'ai pas assez de matches dans les jambes»

Après sa frayeur de mercredi soir contre Denis Istomin, Roger Federer attend ce match contre Dimitrov avec une réelle impatience. «Je souhaite vraiment l'affronter», disait-il avant que Dimitrov ne croise le fer contre Dolgopolov. On le sait, le Bâlois a vraiment besoin de s'étalonner contre les tous meilleurs joueurs du monde en cette fin d'année.

«Je ne veux pas cacher la vérité: je n'ai pas assez de matches dans les jambes, poursuit-il. Le fait de n'avoir pas suffisamment joué ces dernières semaines (ndlr: quatre matches depuis l'US Open) altère ma concentration. Mon jeu n'est pas encore au niveau que je souhaite. Mais je m'en approche. Je dois absolument monter en puissance pour être capable de jouer un rôle intéressant au Masters».

Même si elle n'est pas encore mathématiquement acquise, la qualification de Roger Federer pour Londres ne fait plus l'ombre d'un doute. Une sixième couronne à Bâle dimanche lui assurera définitivement sa place au tournoi des maîtres, qu'il a toujours disputé depuis... 2002. Mais même si son parcours devait s'arrêter vendredi, il se présentera à Paris-Bercy avec un matelas confortable. Trois joueurs devront, en effet, lui passer devant pour qu'il se retrouve sur le banc des deux remplaçants à la O2 Arena. «Mais il faut attendre le tirage au sort de vendredi et bien étudier le tableau avant de crier victoire, explique-t-il. L'important n'est pas l'écart des points, mais combien de tours en plus mes adversaires devront jouer pour me passer».

(ats)