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12 novembre 2019 15:01; Act: 12.11.2019 16:47 Print

Roger Federer se rassure et se replace

par Mathieu Aeschmann, Londres - Même sans approcher son meilleur niveau, le Bâlois s’est défait de Matteo Berrettini (7-5, 6-3). Il jouera un faux quart de finale contre Djokovic.

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(Photo: AFP/Glyn Kirk)

Une faute?

Roger Federer est toujours en vie dans ce Masters 2019. En vie mais convalescent. Le Bâlois a rempli son contrat mardi en dominant Matteo Berrettini (ATP 8) sans perdre un set (7-6, 6-3). Même s’il faudra attendre le résultat de Thiem-Djokovic (21h) pour faire un point plus clair sur ses chances de qualification pour les demi-finales, l’opération comptable est réussie. Dans le contenu, par contre, «RF» a traversé ce deuxième match en prolongeant souvent cette impression peu rassurante: il peine à se lâcher.

Alors évidemment, l’Italien, avec son service de mammouth, n’est pas l’adversaire idéal pour retrouver du rythme. Contre lui - comme jadis contre Andy Roddick - il faut savoir faire le dos rond, ouvrir grand les yeux au retour et l’obliger à jouer un coup de plus, souvent sur ce côté revers très limité. Longtemps, Roger Federer n’en fut pas vraiment capable; trop vite condamné à défendre après des retours «chopés» trop courts. Une seule balle de break aurait pu lui épargner de passer par l’incertaine épreuve d’un tie-break. Berrettini l’effaçait d’un service-volée autoritaire (6-5).

Il faudra être meilleur jeudi

Heureusement pour le Bâlois, le moins bon qualifié de ce Masters lui offrait alors deux mini-breaks décisifs: un coup droit horrible et une double faute. Roger Federer virait en tête sans avoir vraiment élevé son niveau de jeu (7-6). Il le fit dès le premier jeu de la seconde manche, en prenant les commandes de l’échange grâce à son revers slicé. Matteo Berrettini traînait la jambe en bout de course (abducteur?) et ce break rapide semblait sonner le glas de ses espoirs. Faux. Car l’Italien eut le mérite de faire passer un dernier moment de doute dans l’O2 Arena lorsque «RF» sauva trois balles de débreak (4-3) juste avant de passer l’épaule.

«Au début, j’ai eu un peu de mal à lire son service qui descendait très vite, réagissait Roger Federer juste après la balle de match. Le tie-break et le gain du premier set ont fait la différence. Je suis très content de la manière dont j’ai joué par la suite.» L’homme aux vingt titres du Grand Chelem a raison: son niveau de jeu est bel et bien monté au fil du match. Mais il le sait mieux que personne: il faudra être bien meilleur, jeudi contre Novak Djokovic, pour arracher une place en demi-finale.


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