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21 août 2019 10:59; Act: 21.08.2019 16:07 Print

Timea Bacsinszky: «Je me sens femme et belle»

La joueuse de tennis vaudoise a fait part de sa sérénité retrouvée dans une interview accordée à «L'Illustré» de ce mercredi.

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Timea Bacsinszky est enfin en paix avec elle-même. (Photo: Keystone)

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Dans une longue interview accordée à «L'Illustré» de ce mercredi, la tenniswoman vaudoise Timea Bacsinszky fait part de la sérénité qui est désormais la sienne - «A 30 ans, je commence enfin à m'aimer» - , mais revient aussi sur tous les coups durs qui ont jalonné sa vie, d'une enfance difficile à une adolescence bousculée, en passant par les hauts et les bas qu'elle a connus durant sa vingtaine.

«Ces dernières années, je ressentais beaucoup de colère, explique-t-elle à l'hebdomadaire. (...) Depuis quelques temps, je me sens extrêmement sereine (...). Je vis davantage dans le moment présent. Avant cela, j'étais en permanence dans le passé ou le futur.»

Elle rappelle notamment le moment où elle mis un terme à sa carrière, en 2012, sans savoir qu'elle reviendrait sur le circuit ultérieurement: «À ce moment, je vivais une période très compliquée sur les plans sportif et personnel. Avec le recul, je peux clairement dire que j'étais en dépression, même si, à l'époque, je refusais de l'admettre et j'essayais de le cacher à tout le monde.»

Elle s'est ensuite expliquée sur son début d'année 2019 plutôt pénible. «J'ai traversé une période très difficile en février dernier. J'ai perdu un ami proche, père de deux enfants en bas âge. Son décès m'a énormément questionnée sur ma vie. (...) Je me suis soudain sentie comme une coquille vide.»

Timea Bacsinszky est aussi revenue sur les problèmes qu'elle a connus dans son enfance, notamment sa relation conflictuelle avec son père. «J'ai grandi avec cette conviction d'avoir déchiré ma famille, enfant, quand rien n'allait à la maison. En 2015, lors de ma demi-finale à Roland-Garros, ma mère et mes demi-frères et soeurs du côté paternel étaient tous réunis dans mon box pour me soutenir. Les voir ensemble pour moi restera à jamais ma plus belle victoire.»

Et d'ajouter: «J'ai fait du chemin par rapport à mon histoire, j'ai aussi trouvé un apaisement autour de mon enfance. Même si je n'ai pas renoué avec mon père pour autant. Mais je suis beaucoup plus sereine intérieurement sur ce sujet-là.»

Aujourd'hui, quand bien même les résultats ont de la peine à (re)venir, Timea Bacsinszky est en paix avec elle-même: «J'ai compris ces derniers temps que j'avais besoin de prendre du temps pour moi, pour m'aimer et me faire du bien. À 30 ans, je me sens femme et belle!»

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(nxp)