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01 juillet 2019 00:03; Act: 01.07.2019 09:04 Print

Timea Bacsinszky a retrouvé la flamme

par Jérémy Santallo, Londres - Absente du tableau principal à Roland-Garros, la Vaudoise est de retour à Wimbledon avec une sérénité retrouvée.

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A Londres, la Vaudoise est d'une réjouissante sérénité.

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Plombée par les blessures pendant près de deux ans, Timea Bacsinszky semble renaître depuis quelques semaines. Double demi-finaliste à Roland-Garros (2015 et 2017), la Vaudoise n'avait pas passé le «cut» des qualifications fin mai à la Porte d'Auteuil. Mais une courte défaite contre sa compatriote Viktorija Golubic à Eastbourne il y dix jours a semble-t-il changé la donne.

«En plein match, "Viki" se demandait pourquoi je souriais comme ça. C'est que j'ai pris quelques décisions sur ma vie (ndlr: elle ne nous en dira pas plus), a lâché la guerrière de Belmont-sur-Lausanne dimanche devant la presse helvétique. Je suis à nouveau en accord avec moi-même. Pendant un certain temps, j'avais perdu cette sérénité. Mais là, je me sens de nouveau apaisée.»

Ses 30 ans sur le court

Un autre déclic s'est produit un peu plus tôt, au début du mois de juin, lors du tournoi de Bol, en Croatie. «Je ne voulais pas y aller à la base car je fêtais mes 30 ans le samedi, a avoué «Timi». J'aurais préféré être à la maison et inviter plein de personnes. Mais j'ai été là-bas et cela s'est super bien passé. J'ai même eu la chance de gagner un trophée le jour de mon anniversaire, en double, donc c'était assez cool.»

Libérée des pensées négatives qui la parasitaient, celle qui est remontée à la 93e place WTA a de nouveau cette flamme qui brûle en elle. «Il me manque des entraînements dans cet état. Aujourd'hui (ndlr: dimanche), c'est le jour où j'ai le mieux joué sur gazon. Je sentais que j'étais vraiment dans l'entraînement. Pour la première fois depuis deux ans! Il me manque un bloc de travail pour que ça aille encore mieux.»

«Comme une torture intérieure»

D'ordinaire si fébrile au moment des tirages au sort, la Lausannoise a pris celui de vendredi à Londres avec un certain détachement. «Normalement, j'ai cette espèce de boule au ventre, je suis stressée, je regarde le tableau à moitié, en essayant de chercher mon nom. C'est un peu comme un torture intérieure. Mais là, cela ne m'a pas fait le même effet (...) Entre Roland et ici, le contraste est déjà énorme pour moi.»

Éliminée au 3e tour de l'Open d'Australie par Garbine Muguruza en janvier, Timea Bacsinszky a pris ses marques dimanche sur les courts de Wimbledon avant son entrée en lice mardi contre l'Américaine Sloane Stephens, la championne de l'US Open 2017. «Elle est rapide mais son jeu de jambes sur gazon sera peut-être moins efficace. Le rebond est aussi différent (...) Je sais quoi faire et je me réjouis de jouer cette rencontre.

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