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06 juillet 2018 07:57; Act: 06.07.2018 09:00 Print

Wawrinka: «Il faut que je commence à enchaîner»

Sorti en deux jours par un très bon Thomas Fabbiano, Stan Wawrinka avait de la peine à extraire le positif de son séjour londonien. «Ça fait un an que je me bats. Je veux gagner plus.»

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Stan Wawrinka avait de la peine à extraire le positif de son séjour londonien. (Photo: Keystone)

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Stan Wawrinka est entré dans la deuxième phase de sa reconquête et rien ne dit qu'elle soit moins frustrante que la première. Physiquement, le Vaudois va très bien; son genou semble même guéri si on n'en juge par la qualité de ses déplacements. Sur le plan du jeu, quiconque a vu sa démonstration contre Dimitrov plaidera pour le même optimisme. Et pourtant, «Stanimal» doit encore gratter les quelques pour-cent d'efficacité qui font toute la différence. Il est désormais en chasse de ces fameux petits détails qui permettent d'enchaîner les matches sans trop s'user, ceux qui aident à sortir le coup juste au meilleur moment, sans trop réfléchir. Bref, tout ce qui a manqué à «Stanimal» contre Thomas Fabbiano (6-7, 3-6, 6-7).

Une grosse avance au tie-break du premier (6-2) puis quatre balles de set – sur deux jours - au troisième, Stan Wawrinka avait de quoi s'en vouloir malgré la très solide prestation de l'Italien. «Bien sûr que ces balles de set auraient pu changer beaucoup de choses. Mais est-ce que j'aurais su surfer sur le gain du premier? Et est-ce que je serais revenu en arrachant le troisième set? On ne le saura jamais. J'ai manqué un peu d'agressivité, j'étais entre deux dans mes choix. Mercredi, c'est Fabbiano qui dictait le jeu.»

«Cela fait un an que je me bats avec moi-même»

Pour être tout à fait précis, l'Italien avait la main sur le match jusqu'au débreak de Stan Wawrinka au milieu du troisième set. À partir de là, le public du court No 3 accompagna de la voix un net regain d'énergie du Vaudois. «C'est vrai, je commençais à mieux jouer et il baissait un peu physiquement. Mais malheureusement, j'ai bien merdé (sic) mes deux balles de set.» Quelques secondes plus tard, la pluie renvoyait les deux joueurs aux vestiaires puis à la maison (6-7, 3-6, 5-5 Deuce).

Même court, même score mais seize heures plus tard, les débats tournèrent court. «Je fais une faute bête en coup droit sur le premier point.» Malgré ce faux départ, Stan Wawrinka s'offrit encore deux balles de set dans le tie-break. En vain. «Il est temps que je commence à enchaîner les matches, soupirait un «Stanimal» logiquement très déçu de ne pas avoir exploité un quart de tableau vidé de sa substance (Cilic, Dimitrov, Pouille). Cela fait un an que je me bats avec moi-même. J'ai envie de voir plus loin, de gagner plus.» Cet objectif, Stan Wawrinka s'en ira le poursuivre sur le ciment américain puisque les médecins lui ont conseillé de ne pas revenir sur terre battue. Mais où et quand retrouvera-t-il le circuit? La question reste pour l'instant ouverte.

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(Mathieu Aeschmann, Wimbledon)