«Switzerlanders»

05 juillet 2019 08:15; Act: 04.07.2019 15:11 Print

«Assez représentatif de ce qui se passe à Lausanne»

par Olivia Fuchs - Hippolyte Samonini, 26 ans, est enseignant dans une école primaire de Lausanne. Durant son temps libre, il pratique le vélo, mais uniquement sur la roue arrière.

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La passion d’Hippolyte ­Samonini est le «wheeling». Quand il n’enseigne pas les maths, l’histoire, le français ou la géo dans une école primaire de Lausanne, le jeune homme de 26 ans sillonne les rues en roulant uniquement sur la roue arrière de sa bicyclette.

Hippolyte, pourquoi nous as-tu fait parvenir cette vidéo?
Cette vidéo est assez représentative de ce qui se passe à ­Lausanne. Elle a été tournée pendant la Critical Mass de ­Lausanne. C’est un événement qui a lieu tous les derniers vendredis du mois pour sensibiliser les automobilistes à la présence des cyclistes sur les routes.

Peux-tu nous décrire, en deux ou trois mots, ce qu’on voit dans la vidéo?
On me voit faire des «wheelings» dans plusieurs endroits de Lausanne: Saint-François, la Riponne, la gare et même la Maladière. Je m’amuse à avancer sur une seule roue, debout, sans les mains. J’aime faire des «wheelings» depuis maintenant deux ans environ. En fait, ce que je fais s’appelle la «bike life». C’est comme ça que les Anglais et les Américains ­désignent cette discipline.

Pourquoi cette vidéo est-elle importante pour toi?
Tout simplement parce qu’on essaie de sensibiliser les gens. On veut montrer qu’on fait quelque chose qui n’est pas criminel. Des fois, quand on parle de «wheeling», on est vus comme des beaufs. Je trouve que c’est important d’essayer de changer cette image-là en montrant ce qu’on fait.

Comment as-tu réalisé ta ­vidéo?
C’est mon meilleur ami qui l’a tournée. On se donne rendez-vous une ou deux fois par semaine pour filmer de petites séquences. Elles peuvent montrer des événements comme la Critical Mass ou alors seulement moi. Il me filme avec un téléphone portable et un stabilisateur qu’on a acheté il y a six mois environ. Ensuite, c’est moi qui me charge du montage sur un logiciel vidéo.

Pourquoi as-tu décidé de participer à «Switzerlanders»?
J’étais à la station-service de mon quartier. En voyant le «20 minutes» avec cette manchette et le personnage qui pointe son doigt sur nous, je me suis dit: «Hippolyte, tu fais des vidéos. Tu veux te lancer un petit peu? Envoie! Tu n’as rien à perdre.» J’ai trouvé très intéressant le concept de réaliser un film à partir de vidéos de n’importe qui.

Pourquoi, selon toi, les gens devraient-ils participer au projet?
Pour la simple raison que ce projet pourrait devenir un souvenir pour les générations suivantes. Ça permettrait ainsi aux gens de voir comment on vivait en 2019. Je trouve que laisser un souvenir aux autres, c’est intéressant et important.

Maintenant, c’est ton tour: ­envoie-nous ta vidéo sur
switzerlanders.20min.ch

«Switzerlanders» est un projet culturel de Tamedia.

Michael Steiner explique le projet «Switzerlanders» et ce qu'il attend du matériel envoyé:

Michael Steiner t'explique comment réaliser de belles vidéos: