«Switzerlanders»

21 juin 2019 08:15; Act: 21.06.2019 08:56 Print

«J'ai été comme envoûté dès le premier saut»

par Noah Zygmont/Julia Panknin - La vallée de Lauterbrunnen est la Mecque suisse des base jumpers. Flavio, lui aussi, est accro au vol depuis son adolescence.

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Le pub de Lauterbrunnen est le rendez-vous incontournable de la scène du base jump. Les base jumpers sautent des falaises, des tours ou des maisons en parachute ou des montagnes en wingsuit. Il s’agit d’un sport dangereux, explique Flavio Kunz: «La hauteur est inférieure à celle d’un saut en parachute, de même que le temps de réaction aux complications.»

Il est assis sur une banquette dans le bar. «On me demande souvent quelles sensations on éprouve en volant, mais c’est impossible à décrire. Il faut avoir sauté soi-même pour le savoir», ajoute-t-il. Chaque année, quelque 20 000 sauts ont lieu à Lauterbrunnen et bon nombre de base jumpers reviennent régulièrement: «Plus tu gagnes en expérience, plus tu ressens le saut et le vol s’intensifie en conséquence. Dès lors, tu ne peux plus t’en passer.» Agé de 30 ans, il a sauté en parachute pour la première fois à 16 ans. «J’ai été envoûté et voler est devenu une véritable raison de vivre.» Après des expériences en saut en parachute classique, il est passé au base jump.

Paysage époustouflant

Flavio trouve que la discipline est sous- estimée par le public: «Nous nous préparons, marchons jusqu’à trois heures pour atteindre le site et redescendons en volant au lieu d’utiliser les remontées.» Temps fort particulier: se retrouver au sommet de la montagne à cinq heures du matin et littéralement plonger dans le lever du soleil. Après l’exploit, le groupe se retrouve généralement dans un bar pour partager les dernières expériences autour d’une bière.

Lauterbrunnen est le paradis des base jumpers. «Il y a d’une part ce paysage époustouflant et, d’autre part, un contexte régulateur dans un sport qui ne connaît pas de règles concrètes», explique Flavio. Il existe ainsi certains locaux où l’on peut préparer le parachute de façon optimale et il faut s’annoncer pour pouvoir utiliser le champ d’un agriculteur comme aire d’atterrissage.

«Une fois qu’on a des ailes, on ne peut plus s’en séparer»

Malgré toutes les mesures de précaution, ce sport demeure dangereux. «Le saut se fonde sur une tolérance zéro face à l’erreur. On ne peut pas se permettre la moindre faute au niveau de la préparation, du vol ou de l’atterrissage. Impossible toutefois de renoncer à cette passion: «Une fois qu’on a des ailes, on ne peut plus s’en séparer.»

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«Switzerlanders» est un projet culturel de Tamedia.

Michael Steiner explique le projet «Switzerlanders» et ce qu'il attend du matériel envoyé:

Michael Steiner t'explique comment réaliser de belles vidéos: