En France, par manque d'élèves, ils scolarisent des... moutons

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FrancePar manque d'élèves, ils scolarisent des... moutons

Un groupement scolaire a inscrit quatre moutons sur les listes de l'Éducation nationale, pour éviter la fermeture d'une classe.

Les quatre «nouveaux élèves» ont participé à une journée d'intégration, qui n'a pas été du goût des autorités scolaires.
Les quatre «nouveaux élèves» ont participé à une journée d'intégration, qui n'a pas été du goût des autorités scolaires.Facebook / APE Nitting/Voyer/Hermelange «Les lutins»

Il leur manquait juste quatre élèves pour pouvoir conserver cinq classes dans leur école. En effet, seuls 94 enfants étaient inscrits pour l'année prochaine dans le groupement scolaire de Nitting-Voyer-Hermelange, en Moselle (F), à une centaine de kilomètres à l'ouest de Strasbourg.

Le maire de la commune de Voyer a dit à RTL être «tombé de la chaise» quand il a reçu un courrier, en janvier dernier, l'informant de ce nombre minimal. Une situation d'autant plus «ubuesque» que cette fameuse cinquième classe avait été ouverte alors que l'établissement comptait 90 écoliers, en 2021, affirme l'élu.

«Pousser l'absurde jusqu'au bout»

Après une mobilisation des parents et des autorités pour tenter de combler ce déficit qui n'a pas été couronnée de succès, une idée improbable a été émise: inscrire quatre moutons sur les effectifs pour la prochaine rentrée. «Puisque nos élèves sont comptés comme des moutons, autant pousser l'absurdité du raisonnement jusqu'au bout», a commenté le président de l'association des parents d'élèves dans les colonnes du «Républicain Lorrain».

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Ces nouvelles recrues ont toutes une date de naissance, une adresse, des parents et, évidemment, un nom choisi avec soin: John Deere, Valériane Deschamps, Phil Tondu et Marguerite Duprés. Elles ont même participé à une journée d'intégration, lundi dernier.

Une rencontre dans la cour de l'école que les petits ont, semble-t-il, appréciée, mais qui n'a pas été du goût des autorités scolaires, qui ont mis un terme à cette «action pédagogique».

Pour l'heure, on ne sait pas la décision que va prendre l'Éducation nationale pour l'avenir de cette cinquième classe, ni ce qu'elle va faire des dossiers de ces quatre nouveaux «élèves», remplis en bonne et due forme et transmis par les autorités locales. Mais vu le battage médiatique, elle ne peut pas ignorer la véritable identité de John, Valériane, Phil et Marguerite.

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Jacqueline Favez (jfz) est journaliste à 20 minutes depuis 2008. Intégrée à l’équipe web, où il faut savoir être éclectique, l'actu régionale reste sa préférée.

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