Nouvelle-Calédonie: Emmanuel Macron se dit prêt au référendum

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Nouvelle-CalédonieLa situation reste tendue, Emmanuel Macron se dit prêt au référendum

Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la réforme électorale, après les pires violences qu’ait connues l’archipel depuis les années 1980.

Jeudi, la visite éclair d'Emmanuel Macron à Nouméa s'est faite sous haute surveillance policière.
Jeudi, la visite éclair d'Emmanuel Macron à Nouméa s'est faite sous haute surveillance policière.AFP

Tensions et barrages persistent dimanche en Nouvelle-Calédonie, au moment où le président français, Emmanuel Macron, se dit prêt à soumettre au référendum national la réforme électorale qui a mis le feu aux poudres. La situation «demeure très difficile pour les habitants de l’île, en particulier dans le Grand Nouméa», a relevé la ministre déléguée aux territoires d’Outre-mer français, Marie Guévenoux.

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L’archipel est secoué par des émeutes depuis le 13 mai, sur fond d’adoption à Paris d’une réforme prévoyant l’élargissement du corps électoral local pour les scrutins provinciaux. Les partisans de l’indépendance jugent que ce «dégel» risque de «minoriser» le peuple autochtone kanak, qui représente plus de 41% de la population.

«Je peux aller à tout moment au référendum», a fait valoir le président Emmanuel Macron dans un entretien au quotidien français «Le Parisien». Il a toutefois rappelé sa volonté de voir les élus calédoniens s’entendre sur «un accord global qui viendrait enrichir le texte déjà voté au Parlement». Emmanuel Macron a pour cela donné jusqu’à la fin juin aux deux camps.

Jeudi, à l’occasion d’une visite éclair à Nouméa, le chef de l'État s’était engagé à ce que la réforme «ne passe pas en force». S’il poursuit son parcours parlementaire, le texte devra être adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès pour être validé.

Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la réforme, après les pires violences qu’ait connues l’archipel depuis les années 1980, quand des affrontements entre partisans et opposants à l’indépendance avaient fait près de 80 morts et craindre la plongée de la Nouvelle-Calédonie dans la guerre civile.

L'étau se desserre progressivement

Sur le terrain, de nombreux barrages sont toujours en place malgré les efforts de plus de 2700 policiers et gendarmes qui les démontent dans la nuit. Un semblant de vie quotidienne renaît malgré tout par endroits et l’étau se desserre progressivement autour des personnes bloquées depuis la fermeture aux vols commerciaux de l’aéroport international de Nouméa, qui a été prolongée dimanche jusqu’au 2 juin.

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Vendredi, un homme de 48 ans dont l’identité n’a pas été communiquée a été tué par un policier à Dumbéa. Il s’agit de la septième victime depuis le début des émeutes.

Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS, principale composante indépendantiste) a reconnu samedi qu’«aujourd’hui, l’objectif principal du mouvement indépendantiste est d’apaiser les tensions et de trouver des solutions durables pour notre pays».

«En ce sens, le FLNKS renouvelle son appel au calme et demande également à desserrer l’étau sur les principaux axes de circulation», a ajouté le mouvement dans un communiqué.

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(Marine Meunier)

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