COVID AU LUXEMBOURGVaccin obligatoire, à l’ordre du jour en janvier
Le gouvernement luxembourgeois a indiqué ce mercredi que la vaccination obligatoire était un sujet «toujours d'actualité», mais qu'il attendait avant de se prononcer.
Rendre le vaccin contre le Covid obligatoire, de manière sectorielle ou pour toute la population, est une «décision à prendre en dernier ressort», a indiqué ce mercredi, Paulette Lenert, la ministre de la Santé. «Cela serait malheureux d'en arriver là», a-t-elle ajouté.
Le Premier ministre Xavier Bettel a expliqué de son côté que le gouvernement avait réalisé des études comparatives avec d'autres pays et qu'il a demandé des avis juridiques. «La décision sera discutée au mois de janvier avec les députés et les acteurs de santé (Fédération des hôpitaux, Copas). Le sujet est toujours d'actualité, que ce soit une vaccination obligatoire sectorielle ou pour l'ensemble de la population», a indiqué Xavier Bettel.
Cela serait malheureux d'en arriver là
Paulette Lenert s'est montrée prudente, en soulignant qu'il fallait examiner les avantages et les inconvénients avant de prendre une telle décision. «Faut-il plutôt se fier à la solidarité générale de la population?», s'est-elle interrogée en ajoutant qu’«il faut aussi prendre en compte ce que les vaccinés et les non-vaccinés ont le droit de faire dans leur vie». Le Premier ministre a rebondi en soulignant qu'il était «peu opportun» de prendre une décision si on ne connaît pas les conséquences.
Si des voix de la société civile s'élèvent pour que le vaccin devienne obligatoire, un récent sondage, lancé par «L’Essentiel.lu» et ayant recueilli plus de 10’000 votes, avait montré qu’une majorité de ses lecteurs n'y étaient pas favorables.
En Suisse, ce n’est pas à l’ordre du jour
Le 6 décembre dernier, le conseiller national Fabien Molina (PS/ZH) avait ouvertement demandé au Conseil fédéral si la voie la plus rapide et la plus sûre pour mettre un terme à la pandémie ne serait pas d’immuniser la quasi-totalité de la population au moyen du vaccin. Les services d’Alain Berset avaient alors répondu que la vaccination était facultative et qu’une obligation n’était pas à l’ordre du jour. Le Département de l’intérieur n’a pas manqué de rappeler que, en cas de risque important, la loi sur les épidémies prévoit que les cantons, tout comme la Confédération, peuvent déclarer obligatoire la vaccination «des groupes de population vulnérables, des personnes particulièrement exposées et des personnes exerçant certaines activités.»
Par ailleurs, un récent sondage paru dans le «SonntagsBlick», montrait que 53,1% des personnes interrogées seraient pour une vaccination obligatoire en Suisse et 45,1% pour confiner les non-vaccinés.
Pour rappel, l’Autriche a déjà franchi le pas. Le vaccin y sera obligatoire dès le 1er février prochain.