Nucléaire iranien: Des inspecteurs de l’AIEA pour «lever des ambiguïtés»

Publicité
Publié

Nucléaire iranienDes inspecteurs de l’AIEA pour «lever des ambiguïtés»

Mercredi, des spécialistes de l’Agence internationale de l’énergie atomique se trouvaient en Iran, après que des sources ont affirmé que le pays enrichissait de l’uranium à 84%.

Source préférée
Le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Boucheh, dans le sud de l’Iran.
Le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Boucheh, dans le sud de l’Iran.AFP

L’Iran a annoncé mercredi que des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) étaient présents à Téhéran pour lever «les ambiguïtés» liées à des informations sur le programme nucléaire du pays.  «Des représentants de l’AIEA sont à Téhéran et ont commencé à négocier, visiter et inspecter depuis hier», a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, à l’issue d’une réunion du gouvernement.

Publicité

«Les ambiguïtés créées par l’opinion d’un inspecteur sont résolues ou en voie de l’être», a-t-il ajouté, en assurant de la volonté continue de l’Iran «d’échanger et de se coordonner» avec l’agence spécialisée des Nations unies.

Enrichissement à 84%

L’AIEA avait déclaré dimanche être en discussions avec l’Iran, après la publication d’une dépêche de l’agence de presse Bloomberg indiquant, sur la base de deux sources diplomatiques, que des inspecteurs de l’AIEA avaient décelé des niveaux d’enrichissement à 84%, soit juste en deçà des 90% nécessaires pour produire une bombe atomique.

Ces informations, qui ont suscité des inquiétudes internationales, ont été démenties par l’Iran, qui a assuré ne pas avoir, à ce stade, «fait de tentative pour enrichir au-delà de 60%». Le porte-parole de l’OIEA, Behrouz Kamalvandi, avait précisé que «la présence de particules au-delà de 60% ne signifiait pas qu’il y ait un enrichissement (d’uranium) à plus de 60%».

Négociations au point mort

Ces nouvelles informations sur le dossier du nucléaire iranien surviennent alors que les négociations, afin de ranimer l’accord conclu en 2015 pour limiter les activités atomiques de l’Iran en échange d’une levée des sanctions internationales, sont au point mort. Elles avaient débuté en avril 2021 à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances, mais elles sont bloquées depuis août 2022 dans un contexte de tensions croissantes.

L’accord, connu sous l’acronyme de JCPOA, est moribond depuis le retrait des États-Unis décidé en 2018 par le président Donald Trump. La République islamique s’est dans la foulée progressivement affranchie de ses engagements. Elle produit désormais officiellement de l’uranium enrichi à 60% dans deux sites (Natanz et Fordo), un seuil bien supérieur à celui de 3,67% fixé par le pacte.

Publicité
(AFP)

Ton opinion

3 commentaires
Publicité