Législatives partielles en France: Abus de Photoshop? Ces candidates sont méconnaissables

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Législatives partielles en FranceAbus de Photoshop? Ces candidates sont méconnaissables

Dix mois après les législatives du mois de juin, des représentantes du parti Égalité Europe Écologie affichent des visages drastiquement différents de ceux qui figuraient alors sur leurs tracts.

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Des élections législatives partielles auront lieu les 2 et 16 avril prochains dans les 2e, 8e et 9e circonscriptions des Français habitant hors de France. À cette occasion, le parti Égalité Europe Écologie présente trois candidates: Juliette de Causans, Tatiana Boteva Malo et Samira Herbal. Leurs affiches et professions de foi respectives ont été publiées sur le site consacré à cette élection. Et si l’on compare leurs portraits à ceux diffusés dix mois plus tôt sur les tracts de campagne, ces femmes sont quasiment méconnaissables.

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Juliette de Causans assure pourtant à «Libération» que c’est bien elle sur cette nouvelle photo et que Photoshop n’est pas passé par là. «Je ne vais pas vous dire si la photo est récente ou pas», concède-t-elle dans la foulée. La jeune femme explique que le portrait qu’elle avait choisi pour sa candidature en juin dernier dans les Ardennes n’avait pas fait l’unanimité. Selon elle, la photo avait été «prise à la va-vite, pixélisée et je n’étais pas maquillée». La candidate a donc choisi «la meilleure photo de moi, en demandant au graphiste de mettre des lumières chaudes».

Samira Herbal affirme elle aussi qu’il s’agit bien d’elle sur ce nouveau cliché, ajoutant qu’il date d’il y a «quatre ou cinq ans». La candidate dit avoir voulu «changer de contenu, avec une image qui me plaît plus», mais elle n’en dit pas plus quant aux éventuelles retouches effectuées. «J’imagine qu’ils ont dû éclaircir un peu», glisse-t-elle. Tatiana Boteva Malo n’a, elle, pas voulu répondre aux questions du quotidien. Sa collègue Juliette de Causans confie qu’elle a «payé un studio photo» mais s’abstient de répondre à sa place.

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La jeune femme dénonce par ailleurs les moqueries dont elle est la cible sur les réseaux sociaux. Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a par exemple ironisé sur le nouveau portrait de Juliette de Causans, lui demandant sur Twitter si elle avait été victime d’une «usurpation d’identité». «Perturber les campagnes des candidats en cherchant à faire croire qu’ils n’auraient pas le droit de choisir leur meilleure photo et de produire les plus belles affiches possibles, me pose question», s’insurge-t-elle.

La question des retouches d’image n’est pas abordée dans la charte destinée aux candidats aux législatives. Contacté par «Libération», un avocat pénaliste indique que «ni le code électoral ni la jurisprudence» n’interdisent le recours aux retouches. «Une telle mesure constituerait (…) une atteinte à la liberté d’expression des candidats», estime Jean-Christophe Ménard.

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(joc)

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