Pyongyang procède à un nouveau tir de missiles

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Corée du NordPyongyang procède à un nouveau tir de missiles

Séoul rapporte mardi «plusieurs» tirs de missiles de croisière par son voisin du Nord dans la mer de l’Ouest.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un lors d’une inspection militaire le 28 janvier 2024.
Le leader nord-coréen Kim Jong Un lors d’une inspection militaire le 28 janvier 2024.AFP

La Corée du Nord a tiré «plusieurs» missiles de croisière mardi dans les eaux au large de sa côte ouest, a rapporté l’armée sud-coréenne, dernier lancement en date d’une série d’essais d’armements conduits par Pyongyang cette année.

Séoul «a détecté plusieurs missiles de croisière (non identifiés) lancés dans la mer de l’Ouest de la Corée du Nord vers 07H00» locales (23H00 en Suisse lundi), a indiqué l’état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

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Pyongyang a multiplié cette année les essais d’équipement militaires, testant notamment ce qu’il a décrit comme un «système d’armement nucléaire sous-marin» et un missile balistique hypersonique à combustible solide.

Pas sous le coup des sanctions

Lundi, les médias d’État avaient annoncé que le numéro un nord-coréen Kim Jong Un avait supervisé le tir d’essai de deux missiles de croisière de nouvelle génération lancés à partir d’un sous-marin.

Sur des photos publiées par l’agence de presse officielle KCNA, un missile s’élevait vers le ciel depuis une étendue d’eau, laissant derrière lui une colonne de fumée blanche, sans que l’on puisse confirmer que le tir avait bel et bien eu lieu depuis un sous-marin.

Les essais de missiles de croisière, qui volent dans l’atmosphère, ne tombent pas sous le coup des sanctions infligées par l’ONU à la Corée du Nord. Et ce contrairement aux missiles balistiques, dont la trajectoire s’effectue essentiellement dans l’espace. Les missiles de croisière volent à une altitude plus basse que les projectiles balistiques, ce qui les rend plus difficiles à détecter et à intercepter.

«Principal ennemi»

Les relations entre Séoul et Pyongyang se sont fortement détériorées ces derniers mois. Les deux camps ont renoncé à des accords qui visaient à réduire les tensions de part et d’autre, renforcé la sécurité à la frontière et conduit des exercices à munitions réelles le long de cette ligne de séparation.

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Ces dernières semaines, Kim Jong Un a désigné le Sud comme «principal ennemi» de son pays, a dissous les agences gouvernementales dédiées à la réunification et aux contacts avec le Sud, et a menacé de déclarer la guerre si son voisin empiétait sur son territoire «ne serait-ce que de 0,001 mm».

Kim Jong Un a également déclaré que Pyongyang ne reconnaissait plus la Ligne de limite du Nord, frontière maritime de fait entre les deux Corées, et appelé à des modifications d’ordre constitutionnel pour permettre au Nord d’«occuper» Séoul en temps de guerre, d’après KCNA.

Menaces

Kim Jong Un a menacé la Corée du Sud d’une attaque nucléaire et appelé à un renforcement de l’arsenal militaire de Pyongyang en prévision d’un conflit armé qui pourrait «éclater à tout moment» selon lui.

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a de son côté déclaré à son gouvernement qu’en cas de provocation de la part de Pyongyang, la Corée du Sud déclencherait une riposte «plusieurs fois plus forte», mettant en avant les «capacités de réponse écrasantes» de son armée.

Mi-janvier, le Nord a affirmé avoir lancé un missile hypersonique à combustible solide, quelques jours seulement après des exercices à munitions réelles organisés par Pyongyang près de la frontière maritime avec le Sud, qui ont conduit à des exercices en réponse et à des ordres de mise à l’abri dans plusieurs îles frontalières sud-coréennes.

La Corée du Nord a réussi à placer un satellite espion en orbite fin 2023, après avoir bénéficié selon Séoul d’une aide de la part de la Russie, en échange d’armes pour soutenir Moscou dans son invasion de l’Ukraine.

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(AFP)

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