En Suisse aussi: TikTok, «menace sécuritaire» prise de plus en plus au sérieux

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En Suisse aussiTikTok, «menace sécuritaire» prise de plus en plus au sérieux

L’État fédéral américain somme ses salariés de désinstaller l’app. D’autres pays devraient suivre.

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afp/arg
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L’app est actuellement la 6e la plus téléchargée du monde.
L’app est actuellement la 6e la plus téléchargée du monde.AFP

La Maison-Blanche a donné 30 jours aux fonctionnaires fédéraux pour désinstaller l’app de vidéos de leurs téléphones. Détenue par la firme chinoise ByteDance, l’ultrapopulaire plateforme (1 milliard d’utilisateurs actifs à travers le globe) est de plus en plus vue comme une menace sécuritaire. Les Occidentaux redoutent que Pékin s’en serve pour accéder à des données privées.

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«Les États-Unis sont le plus grand pays du monde et ils craignent une app appréciée des jeunes. C’est vraiment un manque de confiance en soi», a réagi, hier, une porte-­parole du Ministère chinois des affaires étrangères. Pourtant Washington n’est pas seul à agir. La Commission européenne, le Canada ou encore le Danemark ont dernièrement décidé d’interdire TikTok à leur personnel.

Aux États-Unis une interdiction générale de l’app est toujours sur la table, une option toutefois critiquée par l’influente Union pour les libertés civiles (ACLU): «Ça priverait les Américains de leur droit constitutionnel à la liberté de parole et d’expression.»

ByteDance avait reconnu en novembre que certains employés en Chine pouvaient accéder aux données d’utilisateurs européens et avait admis en décembre que son personnel avaient pu les utiliser pour traquer des journalistes. Mais l’entreprise nie tout contrôle ou accès du gouvernement chinois à ces informations. 

Élus suisses également préoccupés

Le cas TikTok est suivi à Berne, au Centre national pour la cyber­sécurité. Interrogée par «20 Minu­ten» le mois passé, la conseillère nationale Doris Fiala (PLR/ZH), vice-présidente de la Commission pour la cybersécurité, estimait qu’une interdiction de l’app était envisageable. Sans aller jusque-là, son collègue UDC Mauro Tuena jugeait que «TikTok n’a pas sa place sur les téléphones des ministres, des militaires et des policiers. Les risques sont trop élevés.»

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