GuatemalaPerquisition d’une ONG soupçonnée de «maltraitance» d’enfants
Le parquet du Guatemala a mené une perquisition jeudi dans les bureaux de l’ONG Save the Children, dans le cadre d’une enquête sur des «maltraitances» présumées sur mineurs.

La perquisition a été faite dans le cadre du «suivi d’une enquête transnationale de grande importance, car elle couvre des actions qui pourraient être liées à des maltraitances et atteintes contre des enfants guatémaltèques», a déclaré le procureur Rafael Curruchiche dans une vidéo postée sur le compte X du parquet.
Une porte-parole de Save the Children a confirmé à l’AFP que «des fonctionnaires du ministère public sont entrés» dans ses bureaux situés au sud de la capitale mais n’a pas souhaité donner plus d’amples détails. Des journalistes de l’AFP ont constaté la présence des fonctionnaires devant les locaux.
L’opération survient douze jours après la fuite dans les médias locaux de demandes de procureurs guatémaltèques au bureau du procureur général du Texas pour enquêter sur un trafic présumé d’enfants guatémaltèques à la frontière sud des États-Unis, et qui impliquerait plusieurs ONG.
«Allégations» réfutées
Rafael Curruchiche a assuré que l’opération avait été menée à la suite d’une plainte – dont il n’a pas révélé l’origine – et a précisé que le bureau du procureur du Texas avait été sollicité pour «assurer le suivi de la plainte et conjuguer les efforts pour mener à bien cette enquête».
En réponse aux parutions dans la presse, Save the Children avait nié la semaine dernière dans un communiqué qu’elle facilitait «le départ d’enfants ou d’adolescents du Guatemala».
Consciente des «allégations qui circulent concernant le bien-être des enfants et des adolescents migrants», l’ONG avait dit prendre «très au sérieux les arguments liés à la protection des enfants et à toute mauvaise conduite», et dit disposer «de mécanismes d’enquête indépendants pour mener des investigations approfondies».
Selon le quotidien guatémaltèque «Prensa Libre», le secrétaire général du bureau du procureur, Angel Pineda, dans une lettre envoyée au procureur général du Texas le 12 avril, a donné une liste d’autres «organisations non gouvernementales qui opèrent au Guatemala et dans l’État du Texas, et qui pourraient participer à des opérations de trafic d’enfants».