Etats-Unis: Sa relique achetée aux puces a en réalité une valeur inestimable

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États-UnisSa relique achetée aux puces a en réalité une valeur inestimable

Une Texane a dépensé 35 dollars pour acquérir un bibelot qui lui plaisait bien. Elle a rapidement découvert qu’il s’agissait en fait d’un buste romain vieux de 2000 ans.

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L’antiquaire a gardé l’œuvre pendant trois ans chez elle, le temps de négocier un prêt avec un musée de San Antonio.
L’antiquaire a gardé l’œuvre pendant trois ans chez elle, le temps de négocier un prêt avec un musée de San Antonio.Laura Young

Laura Young était en pleine séance de shopping dans un magasin de seconde main d’Austin (Texas) quand elle est tombée sur un buste en marbre de 23 kilos, un jour de 2018. L’Américaine, qui cherchait «quelque chose de cool», a jeté son dévolu sur cette relique un peu sale, laissée à l’abandon sous une table. Elle a sorti 35 dollars de son porte-monnaie et a repris le chemin de son domicile. Mais un doute a rapidement germé dans son esprit: ce buste avait l’air «vraiment, vraiment vieux», raconte-t-elle à la BBC.

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Pour en avoir le cœur net, l’antiquaire s’est mise à faire des recherches sur internet avant de consulter l’avis de plusieurs experts. Le verdict a fini par tomber: Laura avait en fait acheté un buste romain vieux de 2000 ans, dont la fabrication date du Ier siècle après Jésus Christ. Autant dire que la valeur de cette œuvre d’art est inestimable. L’identité de la personne représentée sur ce buste reste sujette à débat: il pourrait s’agir d’un général romain du nom de Drusus Germanicus ou d’un des fils de Pompée le Grand, qui avait combattu contre Jules César.

«Il est resté là à nous regarder pendant plus de trois ans»

L’œuvre provient sans doute de la réplique d’une villa romaine baptisée Pompejanum, construite en Allemagne. À l’époque, des statues originales et des répliques y étaient exposées mais la villa avait été partiellement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, un soldat américain aurait emporté le buste avec lui. L’objet ayant ainsi été volé pendant la guerre, Laura n’aurait jamais pu le vendre.

L’antiquaire a donc négocié un prêt avec le San Antonio Museum of Art avant son retour en Allemagne. Les négociations ayant duré plusieurs années, la Texane a gardé le buste dans son salon pendant tout ce temps. «Il était très beau. Et il est resté là à nous regarder pendant plus de trois ans», s’amuse-t-elle. L’œuvre sera restituée au musée bavarois du Pompejanum en 2023.

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(joc)

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